Après cinq mois de restauration, le Lion de Waterloo en Belgique sapprête à fêter son 200e





Rénovation du Lion de Waterloo

L’imposante statue en fonte domine le champ de bataille qui a causé la perte de Napoléon 1er, en 1815. Elle attire de nombreux touristes, parmi lesquels, évidemment, beaucoup de Français.

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Le Lion de Waterloo rénové, en mai 2026 (ERIC LALMAND / BELGA)
Le Lion de Waterloo rénové, en mai 2026 (ERIC LALMAND / BELGA)

Elle se mérite, la vue sur la « morne plaine » de Waterloo. Pour grimper sur la butte du Lion, il faut gravir les 226 marches d’un étroit escalier. Thibault Danthine, directeur du Mémorial de la bataille de Waterloo, a supervisé les travaux de restauration de l’imposante statue qui domine la plaine : 4,45 m de haut pour un poids de 28 tonnes. Cinq mois de travaux ont été nécessaires pour redonner tout son lustre au grand fauve.
« Il y avait un énorme échafaudage ici, qui a mis le lion ‘en cage’ pendant plusieurs mois. Il a été nettoyé, réparé, consolidé. Il a le globe terrestre posé sous sa patte, qui symbolise la paix retrouvée. »

« Il est tourné vers la France, donc vers ce qui était les ennemis d’une époque, pour montrer justement qu’on regarde maintenant dans la même direction. »

Thibault Danthine

à franceinfo

Un lion symbole de paix, juché à 41 mètres au-dessus de champs de maïs, jadis champ de bataille : de quoi donner le vertige à Caroline, collégienne de 14 ans. « C’est incroyable de se dire qu’avant il y avait la guerre sur ces champs qui ont l’air tellement paisibles, calmes ! »

La guerre, on en entend encore les échos en bas de la butte, au pied du Lion. Revêtu d’un uniforme d’époque, Noah, étudiant en sciences humaines, bichonne son canon comme le faisaient avec minutie en leur temps les artilleurs de l’armée napoléonienne. « Je vais utiliser ce qu’on appelle un écouvillon, cette espèce de grande tige métallique avec le bout torsadé comme une queue de cochon, pour tourner au fond du canon et essayer de retirer les débris qui pourraient encore s’y trouver, » décrit-il.

Pendant ce temps, son collègue artilleur, Léo, étudiant en histoire, se charge de répondre aux questions du public. « Ils ont beaucoup de questions, notamment pourquoi cet endroit ? Comment se déroulait une bataille ? Et souvent, le type de question qui revient, c’est la forme des batailles : comment les soldats combattaient-ils ? Comment les soldats vivaient-ils ? Ça fait cinq ans que je travaille ici et que je propage ma passion. »

Pour ceux qui veulent prolonger la visite, un musée souterrain a été construit au pied du Lion afin de ne pas dénaturer le paysage. Les fermes environnantes, théâtre également de combats, sont ouvertes au public. Un spectacle en son et lumière célébrera, le 12 septembre prochain au pied de la butte, les 200 ans du Lion de Waterloo.


FONTE

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