« Le caporal Melo Charry est vivant, en parfaite santé », a affirmé la guérilla colombienne de l’EMC, dans un communiqué.
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(NICOLAS TUCAT / AFP)
La guérilla colombienne de l’EMC a revendiqué, dimanche 30 août, la capture d’un Colombien de la Légion étrangère française, précisant qu’il est
« en parfaite santé ». Joséo Olger Melo Charry, caporal en permission, a été pris en otage le 6 août alors qu’il circulait sur une route du département de Nariño, dans le sud-ouest du pays, avait révélé l’armée colombienne jeudi.
Des unités de l’État-major central « ont intercepté et fait prisonnier le caporal José Olger Melo Charry, membre actif de l’Armée française et appartenant à la Légion étrangère, qui se trouvait en territoire colombien », a précisé cette guérilla dans un communiqué. « Sa capture a été effectuée après avoir confirmé sa condition de militaire étranger se déplaçant en zone rurale de la municipalité de Cumbitara, un lieu où se déroulent des opérations militaires contre nos unités », a-t-elle ajouté, en français.
« Nous informons les autorités françaises, sa famille et ses amis que le caporal Melo Charry est vivant, en parfaite santé, et qu’il a reçu des soins médicaux et une alimentation adéquate », a assuré l’EMC, qui le qualifie de « prisonnier de guerre » et dit rejeter « les termes d’enlèvement » utilisés par les autorités colombiennes et les médias.
Agé d’une trentaine d’années, José Olger Melo Charry était arrivé en Colombie la veille de son enlèvement et voyageait avec une femme, elle aussi enlevée avant d’être libérée quelques heures plus tard, selon l’armée colombienne. Selon le ministère français des Armées, le soldat, qui ne dispose pas de la nationalité française, avait un permis l’autorisant à résider en France métropolitaine, mais pas à se rendre en Colombie.
La Légion étrangère est une force combattante de l’armée de terre française composée de 9.000 soldats de diverses nationalités, commandés essentiellement par des officiers français. La Colombie traverse sa pire vague de violence en une décennie, avec de nombreux groupes armés s’affrontant pour le contrôle du trafic de cocaïne.