Cybercriminalité : une enquête exclusive de France Télévisions au sein de lUnité nationale






Enquête sur la Cybersécurité en France

Face aux cybercriminels, des enquêteurs spécialisés tentent de remonter leur trace. Nous avons exceptionnellement pu pénétrer dans les coulisses de l’unité cyber de la gendarmerie, où 120 militaires travaillent et traitent plus de 10.000 demandes chaque année. Derrière leurs écrans, ils analysent les attaques, identifient les réseaux et remontent les pistes numériques, une véritable police scientifique d’Internet.

Immersion au cœur de la lutte contre la cybercriminalité

Au sous-sol d’un bâtiment ultra-sécurisé de la gendarmerie, une unité secrète est au cœur de la lutte contre la cybercriminalité. Pour la première fois, une équipe de télévision a pu franchir ces murs à la rencontre des enquêteurs de l’ombre, qui traitent plus de 10.000 demandes chaque année.

« Ici, on est vraiment dans l’underground le plus total« , commente un membre de l’unité. Ils travaillent au milieu de centaines de serveurs, de disques durs et avec des logiciels spécialement mis au point pour traquer les cybercriminels. Sur un écran, on peut suivre la trace des transactions en cryptomonnaie et des données GPS de personnes recherchées.

Infiltration dans le Darknet

Pour démanteler les réseaux, les gendarmes vont jusqu’à s’infiltrer sur le Darknet, un espace d’Internet inaccessible par les moteurs de recherche classiques. Une enquêtrice qui a répondu à nos questions se fait passer pour une acheteuse, notamment sur un site clandestin sur lequel on trouve de la drogue, des armes et même de fausses cartes bancaires.

« L’enquête sous pseudonyme permet d’effectuer des constatations. On peut être amené à rentrer en contact avec le vendeur. De par nos techniques d’enquête, on arrive à la désanonymisation des individus, à leur identification et à leur interpellation partout en France« , nous explique-t-elle.

Un dispositif en constante évolution

Cent-vingt gendarmes travaillent dans cette unité créée il y a trois ans. Certains d’entre eux sont devenus de véritables espions d’Internet avec l’objectif de déjouer les futures cyberattaques. « Le renseignement, ça nous permet de détecter en amont et en profondeur les phénomènes et d’identifier les auteurs et donc de remonter vers eux le plus tôt possible, au mieux avant qu’ils passent à l’acte, au pire, au tout début de la commission de l’infraction« , détaille le général Hervé Pétry, chef de l’Unité nationale cyber (UNC) de la gendarmerie nationale.

Ces gendarmes ont déjà permis l’arrestation de plusieurs hackers, même s’ils sont encore loin d’éradiquer la menace. L’an passé, 6.167 vols de données ont été dénombrés en France, soit une hausse de 10 % par rapport à l’année précédente.



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