Lœuvre de Tony Gatlif, décédé à 77 ans, perdurera à travers le monde, déclare sa






Les Hommages à Tony Gatlif

Les films de Tony Gatlif « portent ce qu’il y a de plus fort en lui, le thème de l’exil et de la liberté », explique Régine Vial sur France Inter, suite à l’annonce de son décès à l’âge de 77 ans, ce mercredi à Arles. Gatlif, cinéaste reconnu pour sa passion pour la culture gitane, a laissé une empreinte indélébile dans le paysage cinématographique français.

Publié , cet hommage souligne l’importance du réalisateur dans le monde du cinéma. « Ses films portent ce qu’il y a de plus fort en lui. Le thème de l’exil, de la liberté. C’est quelqu’un qui a beaucoup parlé des Roms. Il porte cette poésie-là, cette grandeur-là, cette musique-là », ajoute Vial.

Le réalisateur Tony Gatlif, au festival de Cannes, en juillet 2021. (VALERY HACHE / AFP)
Le réalisateur Tony Gatlif, au festival de Cannes, en juillet 2021. (VALERY HACHE / AFP)

Un artiste indépendant

Tony Gatlif était « quelqu’un de profondément indépendant », déclare Régine Vial. Elle se remémore la carrière d’un artiste aux multiples talents : « C’ était quelqu’un de profondément indépendant. »

« Tony était un être merveilleux, il dessinait, il faisait de la musique, il écrivait ses scripts, il réalisait, il était là au montage, il était producteur. Il était là à chaque phase de son film. »

Régine Vial sur France Inter

Une connexion avec le public

Gatlif était également très proche de son public : « Il y a dans son œuvre une énergie incroyable, une très grande puissance de vie, une volonté de rencontrer le public. Les spectateurs adoraient Tony. Il y avait un rapport profond entre ses films, lui et son public. »

« Plusieurs de ses films ont eu de très grands succès. Je pense à Latcho Drom, Gadjo Dilo, Exils, qui a remporté le prix de la mise en scène à Cannes en 2004″, poursuit-elle. “On est tous tellement tristes, mais son œuvre va vivre longtemps car elle est singulière, touchante, émouvante, joyeuse, enivrante. Il portait cette joie-là en lui et cette espérance.”

Un héritage durable

Le réalisateur Tony Gatlif est mort d’un problème de santé alors qu’il travaillait sur un projet de film historique. Depuis 1975, il a réalisé vingt-cinq films, dont certains sont devenus des classiques comme Gadjo Dilo (1997) ou Exils (2004). Son dernier long-métrage, Ange, est sorti en 2025.

Ses œuvres, profondément sociales, sont souvent empreintes d’une musique particulière : le flamenco dans Vengo (2000), la musique tzigane dans Les Princes (1983), ou le rébétiko, musique traditionnelle née de la fusion entre Grèce et Turquie, dans Djam (2017).



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