Cléa, âgée de 17 ans, est morte cette semaine après un violent choc à la tête alors qu’elle disputait avec son équipe un match de rugby, samedi 17 octobre. Ce drame a provoqué une vive émotion dans le monde du ballon ovale. Son père a accepté de témoigner.
Hommage à Cléa
La famille de Cléa, le club, ainsi que les habitants de son village, se sont tous réunis pour rendre hommage à la jeune femme, décédée en plein match de rugby, après avoir reçu un coup violent à la tête.
Une passion pour le rugby et la danse
Passionnée par la danse, Cléa Méiner avait découvert le rugby il y a trois ans. Son père retient son enthousiasme quelques heures avant le match à Marmande, dans le Lot-et-Garonne. « Elle adorait partir à 10h30 avec ses coéquipières pour faire la mise en place. Elle était fière de pouvoir jouer avec ses coéquipières, et elle est partie avec un sourire immense », raconte Johann.
Les circonstances de l’accident
Après le choc, la jeune femme a été transportée en urgence au CHU de Bordeaux, où elle est décédée quatre jours plus tard. Présent le jour du match, son père n’en veut à personne : « C’est un accident de sport, comme il peut en arriver des centaines de milliers. Les jeunes filles ont 15, 16, 17 ans. Elles ont été très marquées. Notre fille n’a pas souffert, j’étais à son chevet dès les premières minutes et les premiers instants de tout l’accompagnement. Il n’y a pas de coupable dans ces choses-là. »
Des interrogations sur la sécurité du rugby
Le rugby est-il trop dangereux pour les jeunes ? Une enquête a été ouverte pour établir les circonstances exactes de l’accident, et une cellule psychologique a été mise en place. Le décès de Cléa a ému la France entière et au-delà des frontières. Samedi 24 octobre, en Nouvelle-Zélande, le XV de France féminin lui a rendu hommage.