Les autorités cubaines ont informé les compagnies aériennes desservant le pays que l’approvisionnement en kérosène serait suspendu pendant un mois à partir de lundi, en raison d’une crise énergétique causée par la fin de l’approvisionnement en pétrole en provenance du Venezuela.
Publié ,
mis à jour .
Temps de lecture : 2 minutes.
Washington accentue la pression sur La Havane, et le Kremlin s’en mêle. La Russie a dénoncé, lundi 9 février, les méthodes américaines, après l’annonce par Cuba d’une absence de kérosène pour un mois en raison de la crise énergétique engendrée par la fin de l’approvisionnement en pétrole du Venezuela.
« La situation à Cuba est en effet critique », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors de son point-presse quotidien. « Les méthodes asphyxiantes des États-Unis causent beaucoup de difficultés pour le pays », a-t-il ajouté, précisant que la Russie est en discussion avec les autorités cubaines pour apporter son assistance. « Nous sommes en contact intense avec nos amis cubains via des canaux diplomatiques… et nous discutons des possibles solutions à ces problèmes, au moins d’une aide potentielle » de la Russie, a-t-il continué.
Cuba est confrontée à une très sévère crise énergétique après la fin de l’approvisionnement en pétrole par le Venezuela, sous pression américaine, et les menaces de Washington de frapper de droits de douane les pays lui vendant du pétrole. Le gouvernement cubain a également annoncé, vendredi, une série de mesures d’urgence, incluant une semaine de travail de quatre jours et la promotion du télétravail dans les administrations et les entreprises d’État, ainsi que des restrictions sur les ventes de carburant.
Après avoir tari les livraisons en provenance du Venezuela à la suite de la capture du président Nicolás Maduro début janvier, Donald Trump a signé fin janvier un décret annonçant que les États-Unis pourraient imposer des droits de douane sur les pays vendant du pétrole à La Havane. Il a également assuré que le Mexique, qui fournit Cuba en pétrole depuis 2023, allait cesser de le faire. Pour justifier sa politique, Washington invoque une « menace exceptionnelle » que Cuba, une île des Caraïbes située à seulement 150 km des côtes de la Floride, ferait peser sur la sécurité nationale américaine. De son côté, La Havane accuse Donald Trump de vouloir « asphyxier » l’économie de l’île.