De la peinture rouge et des affiches relatives à Quentin, militant nationaliste gravement blessé à Lyon jeudi soir, ont été retrouvées sur la façade des permanences vandalisées.
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Dans la nuit du vendredi 13 février à la matinée de samedi, deux permanences La France insoumise (LFI), une à Metz et l’autre à Lille, ont été dégradées, a appris franceinfo de source proche du dossier.
À Metz en Moselle, un projectile a été lancé sur la vitrine du local de LFI. Un liquide de couleur rouge a également été renversé sur cette même vitrine.
Selon les premiers éléments de l’enquête, des témoins affirment que l’auteur a crié « Justice pour Quentin », avant de quitter les lieux équipé de vidéo protection, ce que confirme samedi le parquet de Metz.
Toujours selon le parquet, le liquide rouge a été lancé par trois personnes « non identifiées et non interpellées ». Une enquête a été ouverte pour « dégradation en réunion » et confiée au commissariat de Metz.
Jeudi, un jeune militant identitaire a été gravement blessé lors d’une rixe à Lyon en marge d’une conférence de l’eurodéputée insoumise Rima Hassan, à Sciences Po.
Contacté par ICI Lorraine, le représentant local de LFI et candidat à la mairie de Metz, Jean-François Secondé, affirme avoir déposé plainte contre cet acte « inacceptable dans une campagne électorale ». « Nous rejetons tout geste de violence. En démocratie on débat, on ne s’invective pas et on n’a aucun geste », ajoute-t-il.
Jean-François Secondé précise que le produit rouge a pu être rincé facilement à l’eau et affirme que, selon lui, en l’état, il n’y a pas de lien possible entre cet acte et la rixe survenue vendredi à Lyon.
À Lille dans le Nord, la permanence du député insoumis Aurélien Le Coq a également été dégradée. De la peinture rouge a été renversée sur la façade et des affiches relatives à Quentin ont été retrouvées. Les auteurs sont en fuite.
Jeudi soir, le militant nationaliste participant au service d’ordre du collectif identitaire Némésis a été gravement blessé lors de cette rixe à Lyon. Selon un communiqué de Némésis – collectif féministe d’extrême droite – publié sur X, il est âgé de 23 ans.
Le collectif accuse un groupe d’une « trentaine d’antifas » d’être à l’origine de l’agression. Selon le parquet de Lyon, le pronostic vital de la victime est engagé et une enquête pour « violences aggravées » est ouverte.