Référendums, sécurité et mesures déconomie : Sara projette de gouverner la Ville de Paris






Sarah Knafo et son Programme Politique

L’eurodéputée Reconquête Sarah Knafo était l’invitée de l’entretien politique d’Ici Paris Île-de-France. Elle a présenté les grandes lignes de son programme : armement de la police municipale, réouverture de berges à la voiture et référendums locaux.

Élections municipales 2026

Figure montante de l’extrême droite, aujourd’hui eurodéputée, cette ancienne magistrate est née il y a 32 ans aux Pavillons sous Bois en Seine-Saint-Denis. Engagée d’abord aux côtés de l’UMP en 2010, elle a dirigé la campagne pour les élections présidentielles d’Éric Zemmour en 2022.

Depuis l’annonce de sa candidature le 7 janvier, Sarah Knafo tente de lisser l’image radicale du parti d’extrême droite Reconquête. Messages positifs pour faire de Paris « Une ville heureuse », son slogan de campagne, codes visuels où la couleur jaune domine, la candidate appelle à l’union des droites pour gagner la mairie de Paris.

Interrogée d’abord sur le climat de la campagne électorale, Sarah Knafo a démenti sur notre plateau les accusations du candidat socialiste Emmanuel Grégoire qui dénonce des actes « d’intimidation et de comportements agressifs » de la part de militants de Reconquête. À cette occasion, la candidate est revenue sur les violences qui ont provoqué la mort de Quentin, le jeune étudiant catholique, proche de la mouvance nationaliste, décédé après une violente agression à Lyon.

Sur le plateau d’Ici Paris Île-de-France, Sarah Knafo a détaillé les mesures qu’elle compte prendre « pour remettre de l’ordre ». « J’ai appris à inspecter les comptes d’une ville, à remettre de l’ordre dans les comptes publics. J’ai aussi travaillé lorsque j’étais à l’ENA dans des préfectures, donc remettre de l’ordre dans la rue. »

La candidate Reconquête a réitéré sa promesse de renforcer les effectifs de police municipale et de les armer.

« Moi, ce que je dis en effet, c’est que je gouvernerai la ville de Paris comme on gouverne la Suisse, c’est-à-dire avec ses habitants. » Interrogée sur son style de gouvernance, la candidate promet des consultations citoyennes et des référendums locaux pour les projets de plus de 10 millions d’euros concernant notamment la voirie.

Par exemple, Sarah Knafo souhaite proposer de rouvrir aux voitures la voie Georges Pompidou, qui a été fermée sur un peu plus de trois kilomètres dans l’hypercentre de Paris, et créer au-dessus de cette voie une promenade piétonne grâce à l’installation d’une terrasse « de neuf mètres de portée ». La candidate défend son projet contre ceux qui l’accusent de défigurer un patrimoine classé.

La candidate prévoit d’augmenter par ailleurs la vitesse sur le périphérique à 80 km/h et promet de simplifier « drastiquement » les règles de stationnement en instaurant par exemple une première heure « gratuite ».

Sarah Knafo affirme que « la politique de lutte contre la voiture n’a pas servi à transposer un transport sur un autre, mais a dévitalisé Paris ». Elle propose de faire dix milliards d’euros d’économies sur dix ans en divisant les effectifs de la Ville de Paris par deux. La candidate mise sur le non-remplacement de la totalité des 3 500 fonctionnaires qui partent chaque année à la retraite. « L’écrasante majorité de ces postes, je ne les remplace pas! », insiste-t-elle.

Selon elle, la Ville s’est endettée « pour pouvoir préempter des logements et y mettre du logement social ». Sarah Knafo entend vendre 10 % du parc à ses occupants. « Moi je veux sortir de ce système. Moratoire sur la construction de logements sociaux et sur la préemption. On arrête de préempter ! »

Pour Sarah Knafo, l’union des droites n’est qu’une stratégie et qu’un moyen pour devenir maire de Paris. Si au lendemain du 1er tour, elle arrivait en tête, elle tendrait la main à toute la droite « à Madame Dati, à Monsieur Mariani, malgré ses approximations, à Monsieur Bournazel, malgré ses insultes ».

Au premier tour des élections municipales, le 15 mars 2026, Sarah Knafo sera opposée à Emmanuel Grégoire (union PS, PCF, EELV, Place Publique), Rachida Dati (LR), Pierre-Yves Bournazel (Horizons), Sophia Chikirou (LFI) et Thierry Mariani (RN).



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