Mort de Quentin Deranque : Sébastien Lecornu avertit les députés des dangers de la rhétorique






Décès de Quentin Deranque : Agitation politique et tensions

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L'hémicycle de l'Assemblée nationale, à Paris, le 12 février 2026. (QUENTIN DE GROEVE / HANS LUCAS / AFP)
L’hémicycle de l’Assemblée nationale, à Paris, le 12 février 2026. (QUENTIN DE GROEVE / HANS LUCAS / AFP)

Le jeune homme de 23 ans est mort samedi des suites de ses blessures, après une violente agression survenue deux jours plus tôt à Lyon.

Ce qu’il faut savoir

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a mis en garde contre « la rhétorique de la confrontation » mardi 17 février, alors que l’enquête pour « homicide volontaire » poursuit son cours trois jours après la mort de Quentin Deranque. Le Premier ministre a souligné que « on ne peut avoir la rhétorique de la confrontation en permanence et ne pas voir que ce qui se passe dans l’hémicycle peut infuser dans la société », devant les députés lors d’une session de questions au gouvernement.

  • L’Assemblée nationale a observé une minute de silence en hommage au militant identitaire. Cette demande a été formulée par le président de l’Union des droites républicaines (UDR), Eric Ciotti, après consultation de l’ensemble des présidents de groupes.
  • LFI pointée du doigt par le RN. Le député d’extrême droite Philippe Ballard a décrit la Jeune Garde, groupe auquel appartenaient cinq suspects, comme « l’appendice fascisant » de LFI. Il estime que la gauche « a été très silencieuse », notamment les leaders du Parti socialiste et des Écologistes, Olivier Faure et Marine Tondelier.
  • Aucune interpellation pour l’instant, selon le procureur de la République de Lyon. Thierry Dran a annoncé que l’étudiant de 23 ans avait été frappé par « au moins six individus ». Cinq d’entre eux ont été identifiés.
  • L’accès à l’Assemblée suspendu pour un assistant du député LFI. La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a annoncé que Jacques-Elie Favrot était cité par plusieurs témoins dans l’agression mortelle. « Sa présence dans l’enceinte de l’Assemblée nationale pourrait entraîner un trouble à l’ordre public », indique un communiqué de la présidence.

Réaction au sein de l’Assemblée

Le sujet a suscité des réactions diverses dans l’hémicycle. Mathilde Panot, députée LFI, a été applaudie lors de son intervention où elle a déclaré : « Faire peser une responsabilité morale imaginaire ne parviendra pas à éclipser votre réelle responsabilité politique. »

D’autres députés ont également souhaité exprimer leurs condoléances et discuter des implications politiques de cet événement tragique. Laurent Wau
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