Cambriolage du Louvre : nouvelles révélations sur les stratégies des voleurs et les détails de






Cambriolage au Louvre : Les révélations sur le casse du siècle

Publiée le , cette information fait suite à des révélations corroborées depuis l’interception d’appels téléphoniques. Mis à jour le .

Le Louvre a désormais un nouveau président, Christophe Leribault, nommé dans la matinée du mercredi 25 février, en remplacement de Laurence des Cars. France Télévisions a eu accès à des documents inédits sur le cambriolage du musée, et a pu reconstituer, minute par minute, le parcours des braqueurs.

Le casse du siècle : Qui sont les braqueurs ?

Qui se cache derrière le spectaculaire cambriolage du Louvre, et qui sont ces quatre hommes qui se sont enfuis à bord de puissants scooters après avoir fait main basse sur 80 millions d’euros de bijoux ? Révélations sur l’un des principaux personnages au cœur du casse du siècle.

Chronologie des événements

Le 19 octobre 2025, il est 9h39. Les quatre membres présumés du commando démarrent en trombe. Alertée par les vigiles, une voiture de police se lance à leurs trousses. Très vite, les scooters vont leur échapper. À 9h42, grâce à la vidéosurveillance, on les retrouve pont de Bercy. À 9h50, à Charenton-le-Pont. Les deux chauffeurs sont maintenant seuls à bord du scooter. Puis, à 10h16, ils s’engouffrent dans un parking privé à Aubervilliers. À l’intérieur, on peut voir l’un des deux hommes fouiller dans ses poches. Il en sort un diadème identifié par les enquêteurs comme celui de l’impératrice Joséphine. L’autre homme, face à lui, s’empare des bijoux. Son attitude et ses gestes sont décortiqués. Les enquêteurs l’identifient comme le possible meneur, car il prend les choses en main. Il enferme un sac dans une Clio, puis repart à pied. Un peu plus tard, à 13h27, il réapparaît, cette fois vêtu de blanc, monte à bord de la Clio et disparaît. C’est peut-être dans ce véhicule que se trouvent les bijoux.

Profil des suspects

Pour les enquêteurs, l’homme à la Clio est Rachid H., 39 ans, originaire d’Aubervilliers. Il est interpellé un mois après les trois autres membres présumés du commando. Il reconnaît avoir pris sa Clio dans le parking loué par sa mère. Mais auparavant, ce n’était pas lui. Vers 10 heures, dit-il, il a prêté son trousseau de clés à des connaissances du quartier. « Je dormais chez ma mère, on m’a sifflé, je me suis mis à la fenêtre, on m’a demandé mes clés pour garer un scooter dans le parking. J’ai jeté les clés, j’ai demandé de les remettre dans la boîte aux lettres et je suis retourné dormir », a-t-il déclaré. Il conteste avoir fait partie des auteurs du cambriolage du Louvre.

Des écoutes révélatrices

Avant de l’interpeller, les enquêteurs l’avaient placé sur écoute. Pris d’un mauvais pressentiment, Rachid H., au téléphone avec sa sœur, cherchait à trouver 15.000 euros dans le cas où il devait payer un avocat. « On demandera à toute la famille ! Quand tout le monde sera sorti, t’inquiète pas, chacun aura sa part et tu auras bien plus que 15.000 », promet-il.

Qui est le véritable commanditaire ?

Rachid H. est-il le cerveau de ce casse ? Certains suspects sont partiellement passés aux aveux, mais pour Me Sarah Mauger-Poliak, l’avocate de l’un d’eux, il y a probablement un commanditaire. « On retrouve de plus en plus cela dans tous les dossiers de la criminalité, dans les dossiers de trafic de stupéfiants, où on a les commanditaires à Dubaï, dans les Émirats, avec les jeunes qui vont dealer, vendre, se charger des Go Fast, et où en réalité, les gros sont très loin, aux manettes, ne prennent pas les risques, mais encaissent l’argent », explique-t-elle.

Conclusion : Les bijoux toujours introuvables

Plus de quatre mois après le casse du Louvre, les bijoux de la couronne sont toujours introuvables.



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