L’enquête avance après l’assassinat qui a stupéfié la Corse. Le nouveau Parquet national anticriminalité organisée (Pnaco) a confirmé, jeudi 15 janvier auprès de l’AFP, qu’un seul tir a provoqué la mort d’Alain Orsoni, figure du nationalisme corse reconverti dans les affaires. Il rappelle qu’« il y avait eu des questions sur plusieurs détonations entendues ».
« Plusieurs blessures » ont été constatées sur le défunt, car « la balle a visiblement également traversé le bras », précise la même source. La munition provient d’un « fusil de chasse, au sens large ». « Nous sommes en train d’investiguer sur le type d’arme et de calibre », ajoute le parquet.
Alain Orsoni, 71 ans, a été abattu lundi aux obsèques de sa mère dans le village corse de Vero, suscitant une nouvelle onde de choc sur l’île de Beauté, ravagée par les luttes intestines entre bandes criminelles. C’est la première enquête dont s’est saisi le Pnaco depuis son entrée en fonction le 5 janvier, « au regard notamment de la qualité de la victime et de son appartenance au milieu corse », avait-il précisé à l’AFP.