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Les découvertes de Valentina Salerno sur Michel-Ange

Valentina Salerno affirme avoir retrouvé la trace de ce lieu dans des archives inédites. Une thèse qui n’a fait pour l’instant l’objet d’aucune validation académique.

France Télévisions – Rédaction Culture

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Temps de lecture : 4 min

Le tombeau du pape Jules II, l'un des chefs-d'œuvre de Michel-Ange. C'est dans cette même basilique de Saint-Pierre-aux-Liens à Rome que seraient dissimulées d'autres œuvres du maître.
Le tombeau du pape Jules II, l’un des chefs-d’œuvre de Michel-Ange. C’est dans cette même basilique de Saint-Pierre-aux-Liens à Rome que seraient dissimulées d’autres œuvres du maître. (ANDREA JEMOLO / Aurimages via AFP)

C’est l’aboutissement de dix ans de recherche, une enquête à la Da Vinci Code menée du Vatican à plusieurs villes d’Europe dont Paris. La chercheuse italienne Valentina Salerno affirme avoir découvert des archives inédites révélant que Michel-Ange a caché certaines de ses œuvres dans une pièce secrète.

Le maître de la Renaissance aurait pourtant lui-même détruit nombre de ses œuvres avant sa mort à Rome en 1564, selon l’auteur de référence Giorgio Vasari, contemporain et biographe de Michel-Ange. Mais Valentina Salerno aurait trouvé des preuves que l’artiste en a dissimulé certaines, confiées à la garde de ses élèves.

« L’un de ces trois documents inédits que j’ai trouvés dans les archives parle d’une pièce, » a déclaré Mme Salerno à l’AFP en marge d’une conférence de presse à Rome. « Les œuvres sont cachées dans cette pièce, si bien cadenassées qu’il faut une multitude de clés, pour que personne ne puisse y accéder sans la permission des autres. »

Elle décrit ce qu’elle appelle le projet « maniaque » de l’artiste pour dissimuler ses œuvres afin « qu’elles ne tombent pas entre les mains du neveu qu’il détestait. Le but était de transmettre à ses descendants pauvres (…) son art pour les générations suivantes. » La chercheuse italienne estime que la pièce secrète vouée à préserver les œuvres du maître se trouve, ou se trouvait, quelque part dans la basilique Saint-Pierre-aux-Liens de Rome, qui abrite le tombeau du pape Jules II, l’un des chefs-d’œuvre de Michel-Ange. Les élèves impliqués dans son plan auraient formé la célèbre Académie d’art de San Luca au XVIe siècle, qui existe toujours.

Cette hypothèse haute en couleurs, digne des enquêtes archéologiques mouvementées d’Indiana Jones, fascine et agite depuis plusieurs semaines déjà les journaux italiens. D’autant qu’elle repose sur certains éléments connus. La méfiance de Michel-Ange envers son neveu Leonardo Buonarroti est attestée par plusieurs lettres du maître, de même que les liens très forts qui l’unissaient à certains de ses élèves et amis à Rome. Et plusieurs irrégularités, placards scellés, sceaux trafiqués, relevées par le notaire chargé de l’inventaire des biens de l’artiste, suggèrent que certaines œuvres ont pu être extraites de sa maison après sa mort.

Pour autant, la thèse romanesque d’une cabale ordonnée par le maître et d’une cachette secrète n’a fait l’objet d’aucune validation académique formelle. Selon le site internet italien spécialisé Finestre sull’Arte, Valentina Salerno est une « indépendante, affiliée à un ‘centre d’études’ appelé ‘Musée Michelangelo’ dont il n’existe aucune trace, si ce n’est une page Facebook. » Néanmoins, la chercheuse était membre du comité du Vatican chargé des célébrations des 550 ans de la naissance de Michel-Ange, ce qui confère un certain poids institutionnel à son travail.

Valentina Salerno affirme également avoir trouvé lors de ses recherches des documents permettant d’attribuer à Michel-Ange un buste du Christ-Sauveur situé dans la basilique Sant’Agnese de Rome, jusqu’à présent considéré comme étant d’auteur inconnu.

De quoi relancer les spéculations sur la légende du maître du Quattrocento, au moment où son plus grand chef-d’œuvre fait peau neuve. Une campagne de cinq semaines a débuté fin février pour la restauration de sa très célèbre fresque du Jugement dernier, qui orne la Chapelle Sixtine au Vatican.



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