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Trois suspects sont en garde à vue après l’attentat déjoué qui a visé le siège de la Bank of America à Paris dans la nuit du vendredi 27 au samedi 28 mars. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez suspecte une action menée par des intermédiaires des gardiens de la révolution iranienne.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Qui se cache derrière la tentative d’attentat contre la Bank of America et cet engin incendiaire déposé contre sa façade ? Dans la soirée du dimanche 29 mars, on en sait un peu plus sur les trois jeunes hommes actuellement en garde à vue. Le premier a été arrêté sur place alors qu’il tentait d’allumer la mèche. Le deuxième a été interpellé la nuit dernière par la brigade criminelle au sud de Paris, à Attismos. Il faisait le gai et filmait la scène. Il est mineur, comme son complice présumé, et lui aussi habite Montreuil en Seine-Saint-Denis. Le troisième homme arrêté est l’un de leurs amis. Des profils de délinquants et non de terroristes professionnels.
« On voit que de plus en plus de services iraniens, russes ou autres peuvent utiliser des personnes qui viennent de la criminalité organisée, qui peuvent être payées quelques centaines d’euros pour mener une opération. Ça a l’avantage de rendre le service plutôt neutre et non voyant », explique Antoine Izambard, rédacteur en chef – Intelligence Online.
Les enquêteurs soupçonnent en effet le trio d’avoir été recruté pour le compte d’un groupe pro-iranien qui se fait appeler « Mouvement islamique des croyants vertueux ». Il y a une semaine, sur les réseaux sociaux, il menaçait directement la banque. Bank of America en France n’est pas seulement une banque, mais une force sioniste de l’ombre. Ce groupe a revendiqué une série d’attentats en Europe depuis le 9 mars et ce n’est pas la première fois qu’il fait parler de lui.
« C’est un groupe qui est apparu en 2024, qui sert les intérêts du régime iranien et notamment à diffuser la peur, à montrer sa capacité de nuisance globale en ciblant le continent européen », explique David Khalfa, fondation Jean-Jaurès, co-auteur de « Israël, Palestine, année zéro ». Les enquêteurs comptent sur l’analyse des téléphones des suspects pour identifier leurs commanditaires.
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