Le Muséum d’Histoire Naturelle Célèbre ses 400 Ans
À l’occasion des 400 ans de l’institution, célébrés cette année, les jardiniers ont fouillé dans les
bibliothèques historiques du lieu pour créer les compositions florales actuellement visibles sur les deux
hectares et demi de plantations ouverts au public, à Paris.
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Des Jardins Éblouissants
En parcourant les vastes allées en ce jour de printemps ensoleillé, c’est une explosion de couleurs qui
accompagne le regard. « Vous avez de l’aubriète, donc les jolies petites fleurs bleues qui sont ici,
des pâquerettes, des cinéraires, des myosotis, des pensées et 31 variétés de tulipes », détaille Noëlle
Parisi, responsable technique du Jardin des Plantes. « Ça représente déjà une belle diversité. Et trois
variétés d’anémones », complète-t-elle.
« Le choix des jardiniers dans les palettes, c’est de prendre des hauteurs et des moments de floraisons
différents », poursuit la responsable. Ces parterres ont été réfléchis, composés dès l’automne dernier
par les jardiniers qui ont pu s’inspirer de la formidable collection de vélins du Muséum, conservée juste
à côté des jardins, dans un espace fermé au public.
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les variétés de fleurs inspirées de vélins datant du XVIIe siècle. (OLIVIER EMOND / FRANCEINFO / RADIO FRANCE)
Une Collection Précieuse
Alice Lemaire, directrice des bibliothèques, veille sur ces parchemins en peau de veau sur lesquels étaient
peintes, avec minutie, les plantes à partir du XVIIe siècle. Une collection magnifique, « créée par Gaston
d’Orléans, un prince mécène, qui veut dans un premier temps, représenter les plantes de son jardin de
Blois, qu’il a conçu comme un jardin botanique avec des espèces rares », raconte la cheffe du service
conservation.
« Lorsque cette collection arrive par héritage à Louis XIV, et que Colbert décide d’en faire une
collection royale, elle est confiée à la responsabilité des professeurs du jardin du roi qui en font
vraiment un outil de recherche, d’enseignement et de diffusion. »
Parmi les 7 000 vélins soigneusement conservés, trois ont ainsi servi pour le fleurissement de ce printemps,
sous l’impulsion d’Isabelle Glais, directrice des jardins botaniques. « Le premier est composé d’anémones,
et on voit deux petites tulipes. Il est dans les roses, blancs, bleus très pâles. Comme on est Muséum
d’Histoire naturelle, ces plantes vont être étiquetées », précise-t-elle. Ainsi, en se promenant dans le
Jardin, on peut mêler, à l’occasion des 400 ans de l’institution, plaisir des yeux et connaissances en
découvrant les noms exacts de ces fleurs, plantées par milliers pour l’occasion.
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