L’accusation avait demandé la réclusion criminelle à perpétuité. Guillaume Bucci a été condamné samedi à 25 ans de réclusion criminelle.
Publié
| Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
/2026/05/23/6a11b4a9a8a5c000980135.jpg)
L’aboutissement d’un procès éprouvant. Guillaume Bucci, accusé de viols accompagnés d’actes de torture ou de barbarie commis lors de sept longues années sur son ex-compagne Laëtitia, sous couvert de relation sadomasochiste, vient d’être condamné à 25 ans de réclusion assortie d’une période de sûreté des deux tiers, samedi 23 mai, aux assises des Alpes-de-Haute-Provence à Digne-les-Bains. Il est désormais inscrit au fichier des délinquants sexuels et a l’interdiction d’entrer en contact avec Laëtitia ou ses enfants, dont leur fille âgée de 8 ans.
L’avocate générale avait requis la veille la réclusion criminelle à perpétuité, plus haute peine dans la justice française. Sous les applaudissements de collectifs féministes à la sortie du verdict, Laëtitia R. n’a pas souhaité s’exprimer à ce moment. Elle a seulement remercié les organisations l’ayant soutenue chaque jour pendant le procès.
Pendant une semaine, l’ancien directeur de banque a reconnu, tour à tour, une série d’actes dégradants et d’une violence inouïe. Relations sexuelles imposées auprès d’environ 500 hommes, brûlures, viols, zoophilie, étranglements… La liste des sévices, aussi longue que cruelle, relève d’une volonté de « nier la dignité humaine », selon l’avocate générale Malinka Eymond.
Celle-ci assure que « la relation sadomasochiste n’en avait que le nom, ces pratiques sont censées être encadrées, or la plaignante ne pouvait jamais dire stop ». Le jour du réquisitoire, vendredi, l’avocate générale avait martelé aux jurés que le verdict rendu samedi « déterminera ce que la société accepte qu’un être puisse faire à un autre demain ».
Pour rappel, Laëtitia R. avait refusé le huis clos pendant le procès afin de sensibiliser aux violences sexuelles.