La justice espagnole classe la plainte pour violences sexuelles contre Julio Iglesias. El título






Article sur Julio Iglesias

Deux anciennes employées de la star, aujourd’hui âgée de 82 ans, ont porté plainte en Espagne le 5 janvier pour des faits qui auraient eu lieu aux Bahamas et en République dominicaine.

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Le chanteur Julio Iglesias, lors d'un concert à Santiago (Chili), le 29 septembre 2007. (DAVID LILLO / AFP)
Le chanteur Julio Iglesias, lors d’un concert à Santiago (Chili), le 29 septembre 2007. (DAVID LILLO / AFP)

La justice espagnole a classé la plainte pour agressions sexuelles contre le chanteur Julio Iglesias, vendredi 23 janvier, le parquet s’estimant incompétent pour juger des faits qui se seraient déroulés aux Bahamas et en République dominicaine. Le parquet a classé la plainte « pour défaut de juridiction des tribunaux espagnols », notamment en matière territoriale, selon le document du ministère public consulté par l’AFP.

Deux anciennes employées de la star ont porté plainte en Espagne le 5 janvier. Elles assurent avoir été victimes d’agressions sexuelles et de harcèlement sexuel de la part de Julio Iglesias, star mondiale des années 1970 et 1980, aujourd’hui âgée de 82 ans. L’une d’entre elles a également décrit des faits pouvant être qualifiés de viols.

Selon le parquet de l’Audience nationale, la justice espagnole ne peut pas être compétente pour plusieurs raisons : les victimes ne sont pas espagnoles et n’habitent pas en Espagne, la personne accusée ne vit pas non plus sur le territoire espagnol et les faits ne se sont pas produits en Espagne. La justice pourrait être compétente uniquement si le pays « où les faits ont eu lieu ne peut pas ou ne veut pas enquêter, ce qui n’a pas été démontré ici ».

Depuis la révélation de l’affaire, mi-janvier, le chanteur et son avocat ont bâti sa défense sur « l’absence de compétence juridictionnelle espagnole pour les faits dénoncés », selon les termes employés par son conseil, José Antonio Choclán. L’avocat a fait valoir que les éventuels délits devaient être « poursuivis sur le lieu de (leur) commission » et qu’il n’était « pas possible non plus qu’il soit accordé à la victime un droit d’option sur la juridiction qui lui serait la plus commode ».

Les ONG Amnesty International et Women’s Link Worldwide, qui assistent les deux plaignantes, ont expliqué que la plainte avait été déposée en Espagne car la législation y était plus favorable dans ce type d’affaires.



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