Faire payer les casseurs qui s’en prennent aux commerces et au mobilier urbain est un souhait formulé par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, à la suite des violences survenues lors de la célébration du sacre du Paris Saint-Germain (PSG) en Ligue des champions. Une proposition qui vise à instaurer le principe du « casseur-payeur », permettant de prélever directement les amendes sur les allocations sociales des contrevenants.
La Facture des Violences
La facture s’est alourdie après les actes de destruction survenus lors des célébrations, avec des abribus détruits, des véhicules brûlés, ainsi que des commerces pillés. Lors de ces événements, le Premier ministre a exprimé sa volonté de faire en sorte que ceux qui causent des dégradations soient tenus responsables financièrement. Des textes législatifs pour mettre en œuvre cette idée sont actuellement en préparation.
Réactions des Commerçants
À Niort, dans les Deux-Sèvres, un magasin de chaussures a été ciblé, et les commerçants, visiblement déçus et en colère, réclament plus de fermeté dans la réponse gouvernementale. Une commerçante a déclaré : « Évidemment, il faut assumer les conséquences. Quand on fait des actes comme ça, il faut assumer derrière. Puis c’est beaucoup de mineurs en plus, donc au bout d’un moment, les parents… Qu’ils fassent des choses ! »
De son côté, un restaurateur dont la vitre a été brisée a exprimé son désarroi : « Moi, ce n’est pas mon problème. Ce que je veux, c’est pouvoir travailler tranquille. Et puis cette vitre qui a été cassée, j’ai 400 euros de franchise, j’aimerais au moins ne pas avoir à les payer. »
Position des Politiciens
À l’Assemblée nationale, la droite propose des sanctions très claires : « Tu casses, tu payes. S’ils touchent une aide personnalisée au logement (APL), on prend sur l’aide personnalisée au logement. Ils touchent des indemnités chômage, on prend sur les indemnités chômage. » a déclaré Philippe Juvin, député LR des Hauts-de-Seine.
À l’inverse, la gauche s’oppose à cette approche punitive et suggère de s’attaquer aux causes profondes de la violence : « L’éducation et la prévention sont au cœur des solutions qu’on doit trouver. Évidemment, quand tu casses, tu payes. On n’est pas contre la sanction. Mais si on veut améliorer les choses, c’est une grande politique de prévention. » a souligné Romain Ezkenazi, député PS du Val-d’Oise.
Une Réaction Rapide du Gouvernement
Le gouvernement souhaite agir rapidement et prévoit de durcir les sanctions contre les casseurs avec l’examen du projet de loi « Ripost », dont le débat est convenu pour début juillet. Cette initiative pourrait marquer un tournant dans la gestion des violences urbaines et des obligations qui incombent aux délinquants responsables.