Létonnante reconversion des terrils du Pas-de. El título no debe incluir ningún código HTML o





Les Terrils du Pas-de-Calais : La Renaissance d’un Patrimoine

Certains paysages français s’offrent une nouvelle vie. La preuve dans le Nord, où les terrils, anciennes mines de charbon, sont devenues un atout pour la région. Elles attirent chaque année de nombreux touristes. Sur place, la forêt a remplacé la mine, et la vigne, le charbon.

Des Montagnes Noires aux Espaces Verts

Ils les appellent leurs montagnes noires : les terrils du Pas-de-Calais. Un total de 389 marches pour gravir l’un de ces sommets. Une colline, formée de roches et de charbon, résidus de l’ancienne mine. Vu d’en haut, le paysage est métamorphosé. David Tintillier, président de l’association « Les Chamois » et enfant de mineur, le connaît par cœur : « La mine, elle était là. (…) L’entrée du carreau de fosse, c’est-à-dire où les mineurs descendaient », nous montre-t-il.

Un Poumon Vert Recréé

Sous la forêt, une ancienne mine de charbon. Plus de 70 ans d’activité à forer et extraire le sous-sol. Fermée au début des années 80, il a fallu plusieurs décennies pour que ce paysage noir devienne un poumon vert. « C’était moche, c’était pas beau à voir. C’était la fin d’une période, où les mineurs ont laissé leur santé », explique David. « C’était lunaire, c’était noir. Aujourd’hui, la végétation a repris le dessus », pointe un autre.

Le terril est désormais entretenu et balisé. Il est devenu un lieu de balade pour les amoureux de la nature. « À chaque fois qu’on vient, on voit d’autres fleurs, à chaque période de l’année, et on ne sait pas d’où viennent toutes ces fleurs! », s’étonne une promeneuse. « C’est un peu un endroit calme où je me retrouve », confie une jeune femme. Les cheminées et les chevalements ont disparu, mais les Corons sont toujours là. Depuis son jardin, Serge Vandevele, ancien mineur, ne reconnaît plus rien de sa vie d’avant, si ce n’est le terril. « C’est un grand souvenir pour nous qui reste. Ça nous fait plaisir de voir que c’est un lieu de promenade. Le terril ne veut pas mourir, il revit avec la nature », commentent Serge et Jeanine Vandevele.

Un Patrimoine en Combustion

La nature, sur ces montagnes entièrement façonnées par l’homme. À trois kilomètres, dans la même commune, un terril est interdit d’accès au grand public, car il est encore en combustion. « Là, c’est chaud, oui. Il reste encore beaucoup de charbon, en fait, dans celui-là. Et du coup, tant qu’il y a du charbon à l’intérieur, ça va continuer de brûler », explique Charlotte de Brabant, chargée de mission – Syndicat mixte Eden 62. Et pourtant, sur place, la végétation pousse comme nulle part ailleurs. « Ça, c’est de la vipérine. On a des merisiers. Plus bas, vous avez des cerisiers aussi », détaille Charlotte de Brabant. On trouve également une multitude d’insectes. « Entre la météo du Nord-Pas-de-Calais et des sols très chauds, plus l’altitude, on a vraiment des milieux hyperparticuliers aux terrils », pointe Charlotte de Brabant.

Un Sol Fertile pour la Vigne

Un sol étonnamment fertile. Au point que certains ont fait le pari de planter de la vigne sur le terril. Johann Cordonnier doit monter son matériel à pied. Une pente à 80 %, mais une vue dont il est le seul à profiter chaque jour. Un total de 3.000 pieds de chardonnay plantés par quelques passionnés du coin, comme Pauline Stanko, cogérante de la SARL des Vins Audacieux. Elle voulait avant tout donner un coup de projecteur à ce lieu qui lui tient particulièrement à cœur. « Le père de mon mari est décédé dans la mine où il y a les deux terrils là-bas en face. Il ne faut pas oublier ce patrimoine historique », précise-t-elle.

« C’est bien qu’il y ait encore des hommes qui montent les terrils, qui soient dessus et qui travaillent dessus, c’est super », se réjouit Johann Cordonnier, ouvrier viticole – Haillicourt (Meurthe-et-Moselle). Quelque 1.000 bouteilles de vin sont produites chaque année. Une petite récolte pour donner une seconde vie à ce patrimoine dont les habitants du Pas-de-Calais sont si fiers.



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