Les refus d’obtempérer ont augmenté de 10 % entre 2024 et 2025, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, mercredi 17 juin 2026. Au cours de l’année dernière, plus de 28 000 refus de contrôles routiers ont été enregistrés.
Aperçu du dispositif de sécurité
Dans une valise en métal, un dispositif destiné à crever les pneus des voitures en fuite a été implémenté par la gendarmerie. À l’intérieur, une herse activée par télécommande constitue la nouvelle arme déployée pour répondre aux refus d’obtempérer. Le lieutenant-colonel Brice Larouquie, du peloton motorisé de Saintes (Charente-Maritime), explique : « Le pic va lui-même rester dans le pneu, ce qui va permettre finalement d’éviter d’en avoir sur la route pour les autres usagers derrière, ou même les gendarmes. Après le refus d’obtempérer, si le véhicule continue de rouler, on rabat la herse. Les gendarmes derrière pourront aller poursuivre le véhicule pour continuer de l’arrêter sans rouler sur des pics qui resteraient sur la route. »
Statistiques et tendances
En Charente-Maritime, 179 refus d’obtempérer ont été observés en 2025. Bien que ce chiffre soit inquiétant, il n’est pas isolé. Au niveau national, 28 200 refus d’obtempérer ont été recensés, représentant une augmentation de 10 % par rapport à 2024.
Les départements les plus touchés incluent la Guadeloupe et la Martinique, où plus de 9 refus d’obtempérer pour 10 000 habitants ont été signalés. En métropole, le Vaucluse, les Pyrénées-Orientales et la Seine-Saint-Denis se distinguent également par des taux élevés.
Profil des délinquants
Une étude révèle que plus de 93 % des auteurs de refus d’obtempérer sont des hommes, dont trois quarts ont entre 15 et 29 ans. Selon la loi, les refus d’obtempérer les plus graves sont passibles de peines allant jusqu’à 7 ans de prison et 100 000 euros d’amende.