Quelques semaines avant le début de l’examen du prochain budget, les parlementaires proposent une panoplie de mesures fiscales.

Dans les couloirs feutrés de Bercy, de Matignon, de l’Assemblée nationale… on fourbit déjà les armes pour un conflit qui semble inévitable : le débat autour de la taxation des plus aisés. Déjà l’an dernier, ce sujet avait été, de loin, le plus polémique. On se souvient des échanges enflammés sur la taxe « Zucman » que toute la gauche (insoumise comme socialiste) compte bien remettre sur la table à la rentrée, tout comme les arlésiennes autour d’un retour de l’ISF. Cette année promet de voir les tensions encore exacerbées, notamment du fait de l’approche de la présidentielle.
Les députés ont pris les devants en planchant pendant des mois afin de concocter un rapport « sur l’imposition des plus hauts patrimoines et des revenus les plus élevés et leur contribution au financement des services publics ». Le document, signé par les députés centristes Charles de Courson (Liot) et Jean-Paul Matteï (MoDem), qui vient d’être rendu public, compte pas moins de 327 pages et, surtout, une vingtaine de propositions.
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