Ils sont moins de 50 en France : quel salaire pour les pilotes de Canadair, ces pompiers du ciel






Article sur les pilotes de Canadair

En première ligne face aux mégafeux, ces aviateurs d’élite larguent des milliers de litres d’eau au péril de leur vie. Pourtant, leur rémunération reste très loin des standards de l’aviation commerciale.

Chaque été, ces « pompiers du ciel » sont en première ligne face aux incendies. Cette année, plus que jamais, les réseaux sociaux pullulent de vidéos de Canadair que l’on voit écoper de l’eau sur un fleuve ou un lac, avant de plonger en rase-mottes vers les colonnes de fumées qui s’élèvent au-dessus de la Gironde, du Var ou de l’Aude, pour y larguer 6.000 litres d’eau en quelques secondes. Aux manettes, des pilotes d’extrême, dotés d’une qualification extrêmement pointue, dont les effectifs se comptent en quelques dizaines tout au plus dans le pays. Combien gagnent réellement ces aviateurs pour affronter ce risque quotidien ?

Contrairement à une idée reçue tenace, les pilotes de bombardiers d’eau ne sont pas des militaires. Ce sont des agents de l’État recrutés par la Sécurité civile, rattachée au ministère de l’Intérieur. La plupart, cependant, sont embauchés en deuxième partie de carrière professionnelle, « avec une première expérience solide de vol, principalement dans l’Armée de l’Air ».

La France ne compte que 44 commandants de bord et copilotes Canadair à proprement parler.
La France ne compte que 44 commandants de bord et copilotes Canadair à proprement parler.
Charles de Lisle / ADOBE STOCK

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