Un homme jugé à Lyon pour avoir poussé un octogénaire juif du 17e étage. El título no debe






Procès d’un meurtrier antisémite présumé à Lyon

Le procès, qui débute lundi, doit durer une semaine. La circonstance aggravante de meurtre commis en raison de la religion de la victime a été retenue par la justice, mais l’accusé récuse tout mobile antisémite.

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La cour d'assises du Rhône, à Lyon, le 4 décembre 2025. (JEFF PACHOUD / AFP)
La cour d’assises du Rhône, à Lyon, le 4 décembre 2025. (JEFF PACHOUD / AFP)

Il avait jeté son voisin depuis son balcon situé au 17e étage d’un immeuble. Un homme de 55 ans est jugé à partir du lundi 2 février à Lyon pour le meurtre d’un voisin octogénaire de confession juive, en 2022. La circonstance aggravante de meurtre commis en raison de la religion de la victime a été retenue par la justice, mais l’accusé récuse tout mobile antisémite. La question sera au cœur du procès, qui se tient toute la semaine devant la cour d’assises du Rhône. « Le meurtre en lui-même est reconnu, c’est le caractère antisémite qui est contesté » par l’accusé, confirme à l’AFP Océane Pilloix, avocate de la défense.

Le 17 mai 2022, le corps de René Hadjadj, 89 ans, est retrouvé au pied de l’immeuble où il vit au 2e étage. Un de ses voisins, Rachid Kheniche, résidant au 17e étage, est interpellé. L’homme, qui vit seul après plusieurs séparations, reconnaît avoir jeté depuis son balcon son voisin, qu’il fréquentait régulièrement. Il dit avoir d’abord tenté de l’étrangler pendant une dispute, selon des éléments de l’enquête.

L’accusé, un ancien consommateur de drogues sans emploi, a expliqué aux enquêteurs avoir fait une crise de paranoïa ce jour-là. « Deux expertises psychiatriques ont conclu à l’altération de son discernement, mais ce n’est pas une abolition du discernement, il est toujours responsable » pénalement, rapporte l’avocate de la défense.

Dix jours après le meurtre, le parquet de Lyon avait élargi l’enquête afin de déterminer si les faits relevaient d’un caractère antisémite « à la suite d’éléments recueillis sur les réseaux », expliquait-il à l’époque. L’accusation estime que le mobile religieux « a pu entrer en considération dans le passage à l’acte », et donc que la circonstance aggravante doit être « discutée » devant la cour.

« Il y a des éléments a minima troublants, dont ce monsieur devra s’expliquer, s’il est en mesure de le faire », observe l’avocat Alain Jakubowicz, qui représentera la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) et le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). « Le caractère antijuif est totalement avéré, matériellement et moralement »FONTE

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