« Démarrer en Régional 1, avec 40 millions de dettes et de risques, je pense que c’est inédit », estime le président des Girondins de Bordeaux, Dominique Delport, alors que le club est officiellement exclu des championnats nationaux.
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(FRANK HOERMANN / SVEN SIMON / MAXPPP)
Le président désigné des Girondins de Bordeaux, Dominique Delport, assure mercredi 26 août sur ICI Gironde être « très mobilisé pour défendre ce club historique et légendaire », après que le tribunal administratif de Paris a confirmé vendredi 21 août l’interdiction du club de participer aux championnats nationaux, en raison de ses dérives financières.
Sollicité par les repreneurs après ce jugement, le tribunal de commerce de Bordeaux a cependant homologué mardi 25 août l’accord de conciliation présenté, invitant la Fédération française de football (FFF) à « réétudier » un maintien en National 1. Une décision prise par le tribunal de commerce de Bordeaux dont se satisfait Dominique Delport. « Je pense que tous les supporters » du club « ont l’envie que ce sujet des Girondins soit discuté au sein du comité exécutif de la FFF ». Cependant, rien n’oblige la Fédération française de football à prendre en compte cette décision.
« Si nous étions dans l’incapacité de jouer en N1, alors que sportivement le club a gagné ce droit, c’est le risque de liquidation judiciaire », se désole-t-il, craignant la perspective d’une rétrogradation en Régional 1 (6e échelon). « Démarrer en Régional 1, avec 40 millions de dettes et de risques, je pense que c’est inédit », ajoute-t-il. Selon Dominique Delport, « les créanciers se retourneront contre cette décision ». Le tribunal administratif de Paris, dernière voie juridique possible pour éviter la rétrogradation en Régional 1, a écarté les arguments de « viabilité financière nouvelle », avancée lors de l’audience par les avocats du nouveau propriétaire du club surendetté et racheté fin juillet par le fonds Sparta Capital.
Le président désigné des Girondins de Bordeaux, qui souhaite que le club revienne à « son plus haut niveau », rappelle que les repreneurs sont « prêts à mettre 100 millions d’euros sur les dix prochaines années ». « On a un club formidable, laissez-nous investir », conclut-il.
Club centenaire sacré six fois champion de France, les Girondins de Bordeaux ont connu une descente aux enfers ces dernières années sur fonds de difficultés sportives et financières. Relégué sportivement en Ligue 2 en 2022, le club a ensuite été placé en redressement judiciaire en 2024, abandonnant au passage son statut professionnel et son très réputé centre de formation.