Entre innovations technologiques et coutumes séculaires, la vie quotidienne en Corée du Sud.. El






Découverte de Busan, Corée du Sud

Cette semaine, le « 20 Heures » vous fait découvrir quatre pays et quatre manières de vivre. Ce soir, cap sur Busan, deuxième ville de Corée du Sud, tournée vers la mer. K-pop, séries, cosmétiques, cuisine parfois déroutante… Nous allons aussi rencontrer une Française qui, après avoir découvert Busan dans un film, a choisi de s’y installer.

Exploration de Busan

C’est un voyage en Corée du Sud qui commence sur les rives de la mer de l’Est. Skyline élancée, immenses plages urbaines, 3.500.000 habitants, Busan est la deuxième ville du pays. C’est ici que vit Barbara Claudon-Yun, 30 ans, une Française mariée à Jeongsook Jeon, un Sud-Coréen. Ils empruntent l’une des attractions phares de la ville : des petites capsules colorées qui ont remplacé les anciennes lignes de trains industriels. Elles sont aujourd’hui très appréciées des Coréens pour leur côté très photogénique.

« Tout est fait pour être instagrammable. Donc il faut que ce soit joli, mignon. Et même ce côté mignon, ça fait partie de la culture actuelle, puisqu’on se rend compte que même les adultes aiment tout ce qui est un peu mignon. Les petites peluches, les petits porte-clés tout mimi. Pour moi, c’est vraiment spécifique à la Corée d’avoir quelque chose de très mignon, et qui permet aussi finalement de faire ce chemin, cette découverte, de façon plus calme, posée, qui change, puisque la Corée, c’est le pays du ‘ppalli ppalli’, tout va vite, vite. Donc là, on prend vraiment le temps d’apprécier », explique Barbara.

Un temps pour contempler

Prendre le temps d’apprécier et de contempler, comme dans un temple bouddhiste. Au pays du matin calme, celui-ci est considéré comme le plus beau de Corée. La légende raconte qu’il fut construit au XIVe siècle en bord de mer pour stopper les sécheresses et la pluie s’est mise à tomber. « Trouver la paix, l’amitié et l’amour à la maison. Ah, donc on a un célibataire qui est passé par là », constate Barbara en lisant l’un des messages accrochés sur le site. Depuis, habitants et visiteurs, croyants ou non, viennent y déposer par milliers leurs vœux. « C’est toujours joli de regarder un petit peu les prières de tout le monde. Sans ce côté trop indiscret, mais c’est toujours sympathique, en fait, de voir que finalement, peu importe la langue, tout le monde souhaite toujours la même chose. La paix, le bonheur, l’amour… », commente encore la Française.

Ici, les jeunes femmes versent de l’eau sur le Bouddha de la fécondité. « On aimerait un bébé beau et en bonne santé. Et on m’a dit que si on venait prier ici, notre souhait serait exaucé », confie l’une d’elles.

Les dieux de l’école

Et dans un pays où, dès le plus jeune âge, la compétition scolaire fait rage : voici les dieux de l’école. « Ici, on a les Bouddhas de la réussite scolaire. Donc, quand il y a des contrôles ou examens, c’est rempli d’offrandes, pas forcément que d’argent. Notamment lors du bac, c’est rempli de bonbons, de gâteaux. Moi, quand je passe des examens, je dépose aussi mon petit truc, mon petit billet ici pour me porter chance », confie Barbara.

Une immersion dans la culture coréenne

Barbara Claudon-Yun est accompagnatrice pour les visiteurs francophones du pays, elle fait partie des nombreux Français tombés amoureux de la Corée. Au point de se faire régulièrement confectionner les tenues traditionnelles du pays, qu’elle modernise à sa façon. « Le bas de la veste est très évasé, donc quand vous allez marcher, ne vous inquiétez pas, il n’y aura pas de souci », lui indique Jeongsook Jeon, tailleuse de costumes traditionnels coréens. À 75 ans, elle est devenue sa tailleuse attitrée. Elle a plus de 40 ans d’expérience dans la couture. « Ça, c’est un tissu que je peux porter facilement en été, ou alors en hiver avec un collant un peu plus chaud », nous montre Barbara, en désignant sa nouvelle tenue. « C’est une façon d’être encore plus immergée dans la culture coréenne », estime Barbara.

Portée habituellement lors des mariages et des fêtes, le hanbok, la tenue traditionnelle, bénéficie d’un retour en grâce chez les jeunes Coréens, qui en réinterprètent les codes. « Je lui dis toujours merci d’aimer les hanboks ! », se réjouit Jeongsook Jeon. « Ma belle-famille pense que c’est adorable quand elle se promène avec moi, qu’elle est comme ça en hanbok ou qu’elle rencontre mes parents. Elle reçoit beaucoup de compliments », souligne Hyunseok Yun, le mari de Barbara.

Le coup de foudre pour la culture coréenne

Pour Barbara, tout a commencé à Paris il y a sept ans quand elle est tombée sur un film sud-coréen sur internet. « Le film venait juste de commencer, il n’y avait même pas une ligne, et ça a été le coup de foudre. Tout de suite, je suis allée voir d’où ça venait, quel film c’était, quel pays, et j’ai dit : ‘Même si c’est une langue difficile, peu m’importe, je veux cette langue, je veux la connaître, je veux savoir la parler’, et c’est comme ça que ça a commencé », raconte la jeune femme. Comme tant d’autres, Barbara a donc été séduite par la vague coréenne, qui a déferlé sur le reste du monde et qu’on appelle la Hallyu.

Retrouvez l’intégralité de ce reportage dans la vidéo ci-dessus.



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