Ces trentenaires et quadragénaires sont soupçonnés d’être liés à une tentative de casse d’une boutique de l’avenue Montaigne, à Paris, en novembre dernier. On fait le point sur cette affaire.
Contexte de l’incident
Soupçonnés d’être impliqués dans une « tentative de vol en bande organisée avec arme, à la moto-bélier, au préjudice d’une boutique Chanel située rue Montaigne« , survenue « en novembre 2025« , six personnes doivent être présentées ce dimanche à un juge parisien, selon le parquet.
Les personnes concernées, nées entre 1982 et 1992, « sont déférées sur commission rogatoire du juge d’instruction ce jour« , annonce le parquet. Ces trentenaires et quadragénaires ont été interpellés mercredi et jeudi, dans le cadre des investigations menées par la Brigade de répression du banditisme (BRB).
D’autres incidents notables
Une boutique Chanel de l’avenue Montaigne – la marque de luxe en compte plusieurs à proximité des Champs-Élysées – avait déjà été l’objet, en juin 2024, d’un casse à la voiture-bélier. Les malfaiteurs avaient alors incendié le véhicule, avant de prendre la fuite à bord d’une autre voiture. Dans ce dossier, quatre personnes ont été mises en examen et placées en détention provisoire en février 2025. Le montant du préjudice n’avait pas été dévoilé, mais il s’élèverait, selon le magazine Paris Match, à un million d’euros.
Une autre boutique Chanel, située rue Royale, dans le 8e arrondissement de Paris, avait également été cambriolée le 2 octobre 2025 à la voiture-bélier.
Mises en examen
Dans cette affaire, deux hommes, nés en avril 1993 et avril 1998, ont été mis en examen le 7 octobre, notamment pour « vol en bande organisée » et « participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime aggravé par la commission en bande organisée« , et placés en détention provisoire.
Le butin retrouvé
D’après une source policière, la vitrine du magasin avait été brisée et de nombreux sacs volés. L’intégralité du butin – soit 99 sacs, estimés par Chanel à 575.000 euros – avait ensuite été retrouvée dans l’appartement de repli des malfaiteurs. La maison de luxe française avait précisé qu’aucun de ses collaborateurs n’avait « heureusement été blessé » dans ce casse.