Du 7 au 11 septembre 2026, les buralistes de France se mobilisent pour défendre une filière en péril et affirmer que « les buralistes ne seront jamais réduits au silence ». Cette semaine de combat s’inscrit dans un contexte de hausse prévue de la fiscalité sur les paquets de cigarettes.
Par Apolline Crétée
Selon Serdar Kaya, président de la Confédération nationale des buralistes, cette initiative vise à mettre la pression sur les élus et le gouvernement à l’approche de la présentation du projet de budget 2027. La mobilisation se terminera symboliquement le 11 septembre à Vernon (Eure), commune d’origine de Sébastien Lecornu.
« Taxer nuit gravement à la survie de votre buraliste » déclare-t-il, alors que 22 500 buralistes soutenus par 10 millions de consommateurs légaux se lèvent d’un commun accord contre l’augmentation de la fiscalité qui pourrait mettre leur activité en danger. Kaya insiste sur le fait que « si la fiscalité augmente, nous serons en danger de mort ».
Pour pallier les conséquences de cette situation, la Confédération propose deux revendications essentielles : le gel du prix des cigarettes et la fin de l’indexation automatique des prix du tabac sur l’inflation, instaurée par le projet de loi de finances de la Sécurité sociale 2023. Ces deux mesures pèseraient conséquemment sur la filière.
« Depuis deux ans, avec la baisse des ventes, les recettes fiscales liées au tabac baissent. Si, à Bercy, ils pensent que l’augmentation du prix du tabac est une solution pour trouver des recettes, ils se trompent », déclare-t-il.
La Confédération des buralistes a reçu le soutien de Marine Le Pen, qui a exprimé son intention de « soutenir le gel des taxes sur le tabac » dans un courrier adressé aux buralistes le 6 septembre.
Une fiscalité au profit du marché noir
Selon Kaya, la fiscalité imposée aux buralistes favorise indirectement le marché illégal de la cigarette. « L’impact numéro un de la fiscalité, c’est le développement du marché illégal et d’un nouveau modèle économique pour les organisations criminelles », alerte-t-il.
Bien qu’ils saluent le travail des douanes et de la police dans la lutte contre la contrebande, les buralistes dénoncent un certain « laxisme de la justice face à ces trafiquants ». Ils soulignent également l’importation massive de paquets de cigarettes de pays voisins, comme l’Espagne, qui nuit à leur profession.
Enfin, Kaya plaide pour que les produits de vapotage soient vendus exclusivement par des professionnels compétents, qui sont « extrêmement attentifs au respect des règles ».