Les deux toiles dérobées au musée Renoir de Cagnes-sur-Mer demeurent introuvables. L’une d’elles, Jeune femme au puits, fait l’objet d’une demande de restitution, depuis 2025, par les héritiers d’une galeriste juive spoliée sous l’Occupation.
Publié
Temps de lecture : 1min
/2026/09/11/6aa3ca9090345359272613.jpg)
(SEBASTIEN NOGIER / EPA / MAXPPP)
Trois jours après le cambriolage du musée Renoir de Cagnes-sur-Mer, il n’y a toujours aucune trace des deux tableaux volés. Ces deux peintures ont potentiellement été spoliées pendant la Seconde Guerre mondiale et l’une d’elles faisait l’objet d’une demande de restitution.
La demande de restitution de la Jeune femme au puits d’Auguste Renoir a été lancée le 23 juillet 2025 à la requête des héritiers de la galeriste Edwige Zak. Elle est en cours d’instruction. « C’est un tableau qui a fait l’objet d’une vente en mars 1941, alors que la propriétaire était identifiée comme juive et que sa galerie a fait l’objet d’une procédure d’aryanisation, avec la nomination d’un administrateur provisoire », explique Me Melina Wolman, avocate spécialisée dans la restitution de biens spoliés, qui représente la famille.
Le tableau, revendu ensuite à plusieurs reprises, a été retrouvé en Allemagne après la Seconde Guerre mondiale. Rapatrié en France en 1949, il a alors été classé MNR (Musées nationaux Récupération), un statut indiquant une potentielle spoliation.
Entré dans les collections du musée d’Orsay, l’œuvre était en dépôt au musée Renoir de Cagnes-sur-Mer depuis 1995. « À ma connaissance, c’est la première fois qu’un tableau étiqueté MNR est volé. C’est terrible car, finalement, on a le sentiment que cela ne s’arrête jamais. On peut considérer que le tableau a été spolié deux fois », déplore Me Melina Wolman. De son côté, le musée d’Orsay a déposé plainte mercredi.