Par Le Figaro avec AFP

Stephanie Lecocq / REUTERS
Le candidat à la présidentielle, Gabriel Attal, a souligné que la dissolution de l’Assemblée nationale en 2024 avait «contribué à quasiment flinguer l’économie française», illustrant ses propos avec des comparaisons avec les performances économiques de la France lorsque lui-même était Premier ministre. Lors d’une intervention au «French Digital Day», un événement consacré aux startups à Paris, il a déclaré : «Tout est parti en live avec cette dissolution qui a contribué à quasiment flinguer l’économie française».
Sans nommer Emmanuel Macron, le chef de l’État, qui avait pris la décision de dissoudre l’Assemblée nationale au lendemain des élections européennes du 9 juin 2024, M. Attal a exprimé ses regrets concernant cette décision, en rappelant certains indicateurs économiques d’avant la dissolution. «Avant, à l’époque où je suis Premier ministre, les taux d’emprunt de la France étaient en moyenne entre 1,2 % et 1,5 %. Aujourd’hui, on est à 4,5 %», a-t-il précisé, tout en s’efforçant de se démarquer de l’héritage d’Emmanuel Macron.
Gabriel Attal a également évoqué la situation économique actuelle, déclarant : «Avant la dissolution, on arrivait à tutoyer les 2 % de croissance. Aujourd’hui, on est quasiment en croissance nulle». Il a aussi comparé le taux de chômage, qui était de 7,5 % lorsqu’il était à Matignon, à un taux qui «se rapproche des 9 % aujourd’hui». «Malheureusement, la dissolution a entraîné une grande instabilité politique et donc économique», a-t-il ajouté, soulignant l’impact négatif qu’il attribue à cette décision politique sur l’économie française.