Avant, quand on pensait « ville italienne », il y avait Florence, berceau de la Renaissance, Rome l’Éternelle, Venise la Sérénissime, Capri la romantique… Et Milan, la vilaine, la grise, l’industrielle. La plupart des Français ont longtemps gardé ce cliché à l’esprit. « Je vous rassure, la plupart des Italiens aussi », nous dit une journaliste locale, au défilé Prada qui ouvrait la Fashion Week ce mardi.
Milan était donc la mal-aimée. Mais par un tour de passe-passe dont seules la fiscalité et la politique ont le secret, elle est devenue « the place to be » pour les ultra-riches fuyant Londres post-Brexit. Certains crient déjà à la gentrification forcée, à l’énième métropole aseptisée… Et pourtant, non.
Certes, Milan séduit les grandes fortunes de notre monde globalisé. Certes, la Via Monte Napoleone n’a jamais autant croulé sous les enseignes du luxe. Et certes, on trouve la pasta sans gluten depuis déjà des années (mais est-ce étonnant que certains Italiens aussi y soient concernés).
Rapport sur le changement de Milan
Si, par la magie de la fiscalité, la métropole lombarde a séduit les grandes fortunes du monde entier, elle a aussi attiré les créatifs, les touristes et les étudiants… sans perdre ses petits commerces, sa culture et son identité.
Par Hélène Guillaume, envoyée spéciale à Milan
Publié le 24/09/2026 à 07h00, mis à jour le 24/09/2026 à 08h11
LE FIGARO/ANDREA FERRARI/Foto Bas Princen. Courtesy Fondazione Prada/Courtesy of USM and Snøhetta/Polimi.it/JONATHAN TAYLOR CLOUD 9/
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