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Le président ukrainien s’est exprimé sur la situation en Ukraine, les enjeux du conflit et les perspectives diplomatiques lors d’une édition spéciale du « 20 heures » de France 2.
Ce qu’il faut savoir
[Ce direct est maintenant terminé.]
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky était l’invité exceptionnel du journal de 20 heures de France 2, mercredi 4 février. Face à Léa Salamé, il a notamment évoqué la nécessité pour Kiev de préserver l’intégrité et l’indépendance de son pays face à Moscou.
« Si on perd cette guerre, on perd tout simplement l’indépendance de notre pays », a-t-il assuré. « Nous avons réussi jusqu’ici à la préserver. […] Si nous devenons une partie de la Russie, ce serait une perte absolument monstrueuse, » a-t-il insisté, ajoutant qu’il était « sûr que ça n’arrivera pas. »
- Au moins 55.000 militaires ukrainiens tués depuis le début du conflit. « En Ukraine, officiellement, sur le champ de bataille, le nombre de militaires tués – qu’ils soient militaires de carrière ou mobilisés – est de 55.000. [S’y ajoutent] un grand nombre de personnes que l’Ukraine considère comme disparues, » a déclaré Volodymyr Zelensky. Selon plusieurs centres de recherche étrangers, le nombre réel serait toutefois beaucoup plus élevé.
- Volodymyr Zelensky dénonce l' »ultimatum » de Moscou. Alors que la première journée d’une nouvelle session de discussions trilatérales s’est terminée à Abou Dhabi, le chef d’État a assuré sur France Télévisions que la Russie « veut infliger plus de souffrances aux Ukrainiens pour qu’ils acceptent ce que nos amis américains appellent un ‘compromis’. Mais il s’agit d’un ultimatum de la part de Moscou, » a-t-il jugé.
- De nouvelles frappes russes, à quelques heures des négociations décisives. Deux personnes sont mortes, mercredi, dans un bombardement de drone russe sur la région ukrainienne de Dnipropetrovsk, ont annoncé les autorités locales. « Une femme de 68 ans et un homme de 38 ans ont été tués, » a fait savoir le chef de l’administration régionale, Mykola Lukashuk.
- Donald Trump veut que Vladimir Poutine mette fin à la guerre. Le président américain s’est exprimé mardi devant des journalistes après que la Russie a repris des frappes massives contre Kiev, demandant que son homologue russe « mette fin à la guerre. »
- Les territoires occupés au cœur des négociations. Le principal point de désaccord reste l’épineuse question des territoires. Moscou réclame notamment que les forces ukrainiennes se retirent des zones encore sous leur contrôle dans la région de Donetsk. De son côté, l’Ukraine pousse pour un arrêt des combats à la ligne de démarcation actuelle et un gel du front.
Analyse des réactions
Après quatre ans de guerre et après avoir perdu des dizaines de milliers de soldats sur le front, l’armée ukrainienne doit renforcer ses rangs. Pour cela, près de 11.000 détenus recrutés en prison ont déjà été envoyés sur le front, principalement des hommes condamnés pour vol.
Sur le plateau de Franceinfo, la ministre déléguée aux Armées, Alice Rufo, est revenue sur la position de la France dans le dossier ukrainien. Elle a déclaré : « Notre objectif ce n’est pas d’aller faire la guerre, c’est de nous préparer à être suffisamment forts pour poser un dilemme stratégique à la Russie. »
Conclusion de l’interview
L’interview de Volodymyr Zelensky est désormais terminée. Voici ce que l’on peut en retenir :
- Il estime que « si l’Ukraine n’arrête pas Poutine, il va envahir l’Europe. »
- Il a déclaré qu' »officiellement », 55.000 militaires ont été tués depuis le début du conflit.
- Selon le président ukrainien, « la Russie profite du froid » et « veut infliger plus de souffrances aux Ukrainiens pour qu’ils acceptent un ‘compromis’. » Mais ça devient un ultimatum Russie.