En cas de crise majeure, plusieurs mécanismes permettraient à l’État de solliciter ou d’immobiliser une partie du patrimoine financier des ménages. Des scénarios exceptionnels, mais de moins en moins improbables.
Une épargne considérable
Dans la presse financière étrangère, celle que lisent nos créanciers, les observateurs avancent souvent un argument jugé rassurant pour la France. Certes, les signaux rouges s’accumulent sur sa dette. Certes, Paris emprunte désormais plus cher sur les marchés qu’Athènes, Rome ou Lisbonne. Certes, l’agence Fitch a abaissé, vendredi 30 octobre, la perspective de la signature française de « stable » à « négative ». Mais, soulignent les analystes, contrairement à la Grèce en 2011, le pays dispose d’un atout déterminant aux yeux des investisseurs : les près de 6.600 milliards d’euros d’épargne que possèdent les ménages français, répartis entre assurance-vie, Livret A, comptes bancaires et autres placements financiers. Un pactole considérable que convoitent, depuis des décennies, les gouvernements successifs. De quoi nourrir une inquiétude : cette richesse privée pourrait-elle bientôt servir à éteindre l’incendie des finances publiques ?
Les précédents historiques
Certaines références historiques laissent songeur.
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