En Iran, les autorités utilisent la répression aveuglante contre les manifestants en faveur de la





La répression en Iran et ses conséquences

Le sort de milliers de personnes reste inconnu. La contestation se poursuit en Iran malgré une coupure totale des communications internet imposée par les autorités depuis le 8 janvier. La répression de ce mouvement, l’un des plus vastes depuis la proclamation de la République islamique en 1979, secoue l’Iran depuis le 28 décembre. Selon l’ONG Iran Human Rights (IHR) basée en Norvège, la répression a fait au moins 734 morts, mais le nombre réel de morts pourrait s’élever à plusieurs milliers.

Des appels à l’aide pendant les manifestations

Pendant le mouvement « Femme, Vie, Liberté », il y a trois ans, les ophtalmologistes iraniens avaient lancé un appel à l’aide, car leurs hôpitaux étaient submergés par des manifestants gravement blessés aux yeux.

Les blessures oculaires causées par la répression

Les patients présentaient des sections du nerf optique, des lésions de la rétine, ou encore des iris perforés. Ces blessures étaient dues à des projectiles en caoutchouc et également à des balles métalliques à pointe creuse, tirées volontairement vers le visage des contestataires par les forces antiémeutes.

Un cycle de violence persistant

Des témoignages similaires remontent aujourd’hui. « Ils recommencent pour que ce soit visible« , explique Fariba Hachtroodi, écrivaine et présidente de l’association Moshen Hachtroodi, qui soutient les jeunes Iraniens dans leur lutte pour la démocratie. « Ils font cela pour nous dire : ‘Vous osez ? Nous aussi on ose continuer à vous rendre aveugle’. Et ça, ça vient des potentats jusqu’au-boutistes des Gardiens de la révolution et de leurs affiliés« , poursuit-elle. Selon elle, « Il y a des consignes. C’est ce que me disent les jeunes en Iran : viser l’œil, la vue, pour instaurer la terreur totale« .

Une répression ancrée dans l’histoire

Le régime des Mollahs prolonge une symbolique ancienne. Au XVIIème siècle, sous la dynastie des Safavides, il était courant de rendre borgne ou aveugle un rival politique pour l’écarter du jeu. Cette continuité dans la violence souligne l’ampleur et la gravité de la situation actuelle en Iran, ainsi que les conséquences tragiques subies par la population civile.



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