Une réaction immédiate a suivi l’annonce de Donald Trump concernant l’imposition de droits de douane aux Européens. Emmanuel Macron a déclaré sur X, le samedi 17 janvier : « Les menaces tarifaires sont inacceptables et n’ont pas leur place dans ce contexte. » En réponse à la menace de nouveaux droits de douane, y compris sur le Groenland, il a ajouté : « Les Européens y répondront de façon unie et coordonnée si elles étaient confirmées. Nous saurons faire respecter la souveraineté européenne. »
L’Union européenne a également exprimé ses inquiétudes. « Une spirale dangereuse », a déclaré Antonio Costa, président du Conseil européen, en communiquant avec Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne. Ils ont souligné que « des droits de douane affaibliraient les relations transatlantiques. »
« L’Europe restera unie, coordonnée et déterminée à défendre sa souveraineté. »
le président du Conseil européen et la présidente de la Commission européenne
dans un communiqué commun
Pour sa part, le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a qualifié les menaces de Donald Trump de « totalement injustes. » Il a ajouté : « Nous allons bien sûr aborder ce sujet directement avec l’administration américaine. »
Un peu plus tôt, Donald Trump avait annoncé que les États-Unis imposeront, à partir du 1er février, de nouveaux droits de douane de 10 % sur « toutes les marchandises » en provenance de plusieurs pays européens, jusqu’à ce qu’un accord soit conclu pour « la vente totale du Groenland. » Il a précisé que ces droits de douane passeraient à 25 % le 1er juin 2026. Les pays concernés incluent le Danemark, la Norvège, la Suède, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande. Trump n’a pas indiqué sur quelle base juridique il prévoit d’implémenter ces nouveaux droits de douane.
Le président américain a justifié ses menaces en affirmant que les pays européens « se livrent à ce jeu très dangereux » et que ces pays « ont pris un risque qui n’est ni tenable ni viable. » Il a ajouté : « La Chine et la Russie veulent le Groenland, et le Danemark ne peut rien y faire. » Selon lui, il est « impératif, afin de protéger la paix et la sécurité mondiales, de prendre des mesures énergiques pour que cette situation potentiellement périlleuse prenne fin rapidement et sans équivoque. »
De son côté, le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen, a exprimé sa « surprise » face à la menace brandie par Trump. Il a précisé : « L’objectif du renforcement de la présence militaire au Groenland, auquel le président fait référence, est précisément d’accroître la sécurité dans l’Arctique. »
La menace de Trump d’augmenter les droits de douane vise les pays qui ne soutiendraient pas son projet d’acquisition du Groenland, alors que plusieurs nations européennes, dont la France, annonçaient l’envoi de militaires en soutien au Danemark. Par ailleurs, des milliers de personnes ont manifesté au Danemark et au Groenland contre les ambitions d’annexion de Donald Trump.