Un climat international tendu se profile alors qu’Emmanuel Macron a réuni, lundi 19 janvier, à midi, un conseil de défense et de sécurité nationale afin de discuter de la situation au Groenland, en Iran et en Syrie. À l’ordre du jour, la question de l’Iran et la vague de contestation populaire, durement réprimée par le pouvoir. Le chef de l’État, accompagné des chefs militaires et des ministres concernés, a également abordé le sujet du Groenland, alors que les États-Unis menacent d’imposer des droits de douane renforcés contre les pays européens, dont la France, qui s’oppose à leur projet de conquête du territoire autonome danois.
Déploiement militaire au Groenland
Paris a dépêché des militaires au Groenland, en collaboration avec d’autres pays tels que l’Allemagne et la Suède, en vue d’exercices à la demande du Danemark. Cette décision apparaît comme un signal fort au président américain, Donald Trump, face à sa volonté de s’emparer de l’île arctique. De plus, le président français a appelé ce week-end l’Union européenne à activer son « instrument anti-coercition » si Washington mettait à exécution ses menaces commerciales. Cet outil permet de limiter les importations en provenance d’un pays, d’accéder à certains marchés publics et de bloquer certains investissements.
Deux jours de discussions sur la Syrie
Le conseil de défense a également été consacré à la situation en Syrie, où un accord de cessez-le-feu a été signé dimanche. Cet accord prévoit l’intégration des puissantes forces kurdes au sein de l’État syrien, après deux jours de progression rapide des troupes syriennes dans les zones tenues par les Kurdes au nord et au nord-est du pays. La France a salué lundi cet accord, affichant son soutien à « l’unité et l’intégrité » de la Syrie tout en se déclarant « fidèle à ses alliés » kurdes, qui luttent aux côtés de la France contre le groupe jihadiste État islamique.