À l’issue de son audition, Jacques Moretti est reparti en prison. Il espère toujours être libéré sous caution.
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Jessica et Jacques Moretti, propriétaires français du bar Le Constellation incendié la nuit du Nouvel an dans la station de ski suisse de Crans-Montana, ont été entendus mardi 20 et mercredi 21 janvier par la justice du canton du Valais. Interrogés par les procureurs généraux, Jacques et Jessica Moretti sont apparus comme étant « dans le contrôle ». Les époux affirment que le personnel du bar avait été formé aux règles de sécurité, mais certains employés ont oublié les consignes à appliquer en cas d’incendie. Selon Jessica Moretti, bien qu’elle se trouvait dans son bar au moment de l’incendie, elle n’a pas fui avec la caisse remplie d’argent, comme l’affirmait la presse italienne.
De son côté, Jacques Moretti a déclaré avoir testé en 2015 la résistance au feu des mousses acoustiques recouvrant le plafond du bar sans que cela ne l’alerte. Il avait installé lui-même cet isolant dans le sous-sol de l’établissement. Début janvier, la procureure générale du canton de Valais, Béatrice Pilloud, a expliqué que l’enquête portait sur la pose de cette mousse et devra déterminer si cet isolant phonique est conforme et s’il est à l’origine de l’embrasement de la salle.
Pendant deux jours, une trentaine d’avocats de victimes ont pu assister à ces interrogatoires, la plupart depuis une salle de retransmission. C’était la première fois que les époux Moretti étaient entendus sur le fond de l’affaire. L’incendie a fait 40 morts, principalement des adolescents et jeunes adultes, et 116 blessés.
Romain Jordan, avocat de plusieurs familles de victimes, a admis avoir eu « des débuts de réponse », mais fait part d’un « sentiment de frustration ». « Les parties plaignantes n’ont pas pu poser l’intégralité de leurs questions », regrette l’avocat, souhaitant que « rapidement, le banc des prévenus soit complété par les autres personnes responsables ». Il estime que la commune de Crans-Montana a une responsabilité dans ce drame et que plusieurs personnes au sein de cette commune devront y répondre.
Patrick Michod, avocat de Jacques Moretti, ajoute que certaines personnes doivent encore être entendues au niveau de la commune et qu’elles doivent apporter des réponses. Michod affirme que son client a répondu à toutes les questions et qu’il ne s’est pas dérobé. « Il se sent responsable de ce qui s’est passé dans son établissement », a-t-il déclaré, souliant que Jacques Moretti a présenté des excuses aux victimes, ne se posant pas en victime. « Sa peine ne sera jamais à la hauteur de la peine des victimes. » À l’issue de son audition, Jacques Moretti est reparti en prison, es
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