Insécurité, urbanisation controversée, à Brie-Comte-Robert, l’élection municipale s’annonce tendue. Porté par un score de 48 % aux législatives, le candidat RN veut croire à sa victoire.
Brie-Comte-Robert, une ville en mutation
Brie-Comte-Robert, capitale historique de la Brie à l’ouest de la Seine-et-Marne, son château médiéval… Une citadelle détenue par le PS depuis 1971 « à prendre« , ambitionne le candidat du Rassemblement National, Morgann Vanacker. C’est la troisième fois que ce conseiller municipal de 12 ans et cadre commercial tente de conquérir ce fief socialiste. Âgé de 32 ans, il espère que le contexte de cette élection lui sera favorable.
« J’ai fait un gros score aux dernières élections législatives : 46 % des voix (sur la circonscription), 48 % sur Brie. C’est très important. Ça montre qu’il n’y a aujourd’hui plus de plafond de verre pour mon étiquette politique à Brie-Comte-Robert », déclare-t-il avec conviction.
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La concurrence des candidats
Le maire sortant, Jean Laviolette, âgé de 79 ans, tentera d’obtenir un troisième mandat. « Le RN a le vent en poupe. C’est très inquiétant ! Toutefois, Morgann Vanacker n’avait fait que 10 % au deuxième tour des élections municipales en 2020 », tente-t-il de relativiser.
À Brie-Comte-Robert, deux autres listes se disputent aussi l’électorat : Franck Denion (LR), 54 ans, conseiller municipal depuis 2020, et Yves Grannonio, qui se présente sans étiquette à la tête d’une liste citoyenne.
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La question de la sécurité en première ligne
Lors d’un meeting, Morgann Vanacker déclare : « On va doubler les effectifs de police municipale, passer de 104 à 160 caméras de surveillance sur la commune, le CSU, le Centre de supervision urbaine, ce sera 24/24, 7 jours sur 7. » Il souligne également que « la nuit, il n’y a personne » pour justifier ses promesses.
« Il y a de la délinquance, des gens qui se shootent, un peu de trafic. Donc effectivement, ça commence un peu à m’inquiéter », témoigne un habitant. Cependant, le maire sortant répond : « C’est une contre-vérité ! On est dans une des villes les plus sûres de la région. » Malgré tout, l’enjeu de la sécurité imprègne les programmes de tous les candidats.
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Les perspectives d’urbanisation
La métamorphose urbaine de Brie-Comte-Robert alimente un clivage majeur. Avec une population croissante de 19.000 habitants, la question de l’urbanisation est au cœur du débat. « Aujourd’hui, on paye l’urbanisation excessive. Je crois qu’on a gagné à peu près 6.000 habitants en 10 ans », affirme Morgann Vanacker, plaidant pour une réforme du plan local d’urbanisme.
Au sujet de l’éclairage public, Yves Grannonio (SE) met en avant que « la majorité actuelle a décidé d’éteindre un luminaire sur deux et ça crée un sentiment d’insécurité chez les gens. » Pour sa part, le maire de Brie se justifie quant aux constructions en cours, soulignant que les règles de logements sociaux sont respectées.
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La bataille municipale qui se profile à Brie-Comte-Robert s’annonce âpre. Chaque candidat met en avant ses propositions pour répondre aux préoccupations croissantes des habitants, à la fois sur la sécurité et l’urbanisation.