Mort dEl Hacen Diarra en garde à vue : des centaines de manifestants réclament Justice et





Rassemblement pour El Hacen Diarra à Paris

Ce dimanche, près de 500 personnes se sont rassemblées à Paris pour rendre hommage à El Hacen Diarra, un Mauritanien de 35 ans décédé en garde à vue. Les manifestants se sont d’abord retrouvés devant le foyer où il résidait avant de défiler dans le calme vers la place Gambetta, après avoir observé une minute de silence en mémoire du défunt.

Un rassemblement pacifique pour la justice

Le cortège, initié par un collectif de résidents du foyer de travailleurs migrants Les Mûriers, a vu des slogans tels que « Justice pour El Hacen ! » être scandés par les participants, dont la militante antiraciste Assa Traoré, sœur d’Adama Traoré, décédé en 2016 après une interpellation.

Le cortège en direction de la place Gambetta dans le 20e arrondissement.
Le cortège en direction de la place Gambetta dans le 20e arrondissement. • © France 3 Paris Île-de-France

Les circonstances de la mort d’El Hacen Diarra

El Hacen Diarra est décédé dans la nuit du 14 au 15 janvier 2026 au commissariat du 20e arrondissement de Paris, où il était placé en garde à vue. Sa famille accuse la police de violences, affirmant qu’une vidéo tournée par des témoins montre un agent portant des coups à Diarra, dont l’un était agenouillé sur lui. Selon une analyse sonore, il aurait également été entendu crier : « Vous m’étranglez ! »

Le parquet de Paris a déclaré que les caméras-piétons des policiers n’étaient pas fonctionnelles en raison d’une décharge de batterie. Un juge d’instruction a été désigné pour enquêter sur les circonstances de la mort d’El Hacen Diarra, entraînant l’ouverture d’une enquête judiciaire pour « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique ayant entraîné la mort ».

Réactions des autorités et de la famille

Le lendemain des événements, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a exprimé qu’il n’y avait « aucune raison de suspendre » les policiers impliqués dans l’interpellation. L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie pour examiner la situation. La famille a appelé à la mise en cause des policiers. Nuñez a précisé : « Je ne demande pas la suspension des fonctionnaires tant qu’on n’a pas établi qu’ils sont fautifs. »

Cette tragédie soulève de vives inquiétudes concernant les violences policières et les mesures à prendre pour assurer la sécurité et les droits des individus en garde à vue.



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