Après la répression sanglante qui a fait des dizaines de milliers de morts début janvier, Téhéran est sous la pression d’une possible nouvelle intervention militaire américaine, mais aussi d’éventuelles sanctions de l’Union européenne contre les Gardiens de la Révolution.
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« Les autorités ont peur, elles sont dos au mur. C’est un terrible aveu de faiblesse du gouvernement iranien, ils n’ont plus les moyens d’empêcher les gens d’être contre eux, à part en les tuant », estime Manouchehr Tabib, dit Kheiron, auteur, réalisateur et comédien franco-iranien, après la mort de dizaines de milliers de personnes en quelques jours début janvier dans la répression sanglante du mouvement contestataire qui secoue l’Iran.
« On parle de gens qui tirent avec des armes lourdes sur des gens qui marchent dans la rue. L’équivalent, ce serait que 40 mecs prennent des battes de baseball et vont taper des bébés dans une crèche. Le rapport de force est là, et on se sent impuissant », déplore Kheiron.
Également invitée sur France Inter, la mère du comédien et militante anti-régime, Fereshteh Tabib, en appelle à la « prise de conscience de la communauté internationale ». Elle évoque le vote prévu au parlement européen pour décider si les Gardiens de la Révolution sont reconnus comme une organisation terroriste. « Appelez les ambassadeurs d’Iran, renvoyez les ambassadeurs, faites peur à ce régime, montrez qu’ils ne sont plus reconnus au niveau mondial », implore-t-elle.
Alors que Donald Trump menace d’intervenir en Iran, « l’attaque militaire doit être vraiment quand il n’y a plus aucune solution », tempère Fereshteh Tabib. « Si une attaque militaire s’en prend aux commanditaires et responsables, personne ne va dire non, mais si c’est faire des dommages collatéraux et tuer des innocents, non, c’est notre histoire », ajoute Kheiron.