Alors que de nombreuses défaillances dans le périscolaire parisien ont été dévoilées dans une enquête de « Cash investigation », Pierre-Yves Bournazel appelle à « tirer les leçons » de ces révélations. Cette controverse, marquée par des réactions involontaires de plusieurs candidats à l’hôtel de ville, soulève des questions sérieuses sur la gestion du périscolaire à Paris.
Un appel à la responsabilité
« Si j’étais maire de Paris, j’aurais démissionné et viré les membres de l’exécutif et d’administration qui ont failli. Ils ont failli et à un moment donné, il y a une éthique de responsabilité », a déclaré Pierre-Yves Bournazel ce samedi sur Franceinfo. Suite aux révélations de nombreuses défaillances dans le périscolaire parisien, il estime qu’il est crucial de « tirer les leçons » de ces violences.
Le maire de Paris devrait demander des comptes
Pierre-Yves Bournazel, candidat d’Horizons et de Renaissance à la mairie de Paris
Il a ajouté que « le maire de Paris devrait demander des comptes à son exécutif, à l’adjoint en charge du dossier du périscolaire, et aux administrations, aux cadres qui sont responsables et qui ont eu les remontées ».
Des révélations troublantes
L’enquête de « Cash investigation » présente des témoignages de parents dont les signalements de comportements suspects de personnels ne sont pas pris en compte, ainsi que l’absence de cadre de recrutement et des comportements inappropriés d’animateurs. Un cas particulièrement choquant évoqué dans l’enquête concerne une animatrice qui a embrassé un enfant sur la bouche à l’école maternelle publique Saint-Dominique, située dans le 7e arrondissement de Paris.
À la suite de la diffusion de l’émission, la mairie de Paris a annoncé qu’elle avait lancé « une enquête administrative, émis un signalement au parquet et suspendu avec effet immédiat deux animatrices mises en cause dans ce reportage ».
Réactions des candidats
Plusieurs candidats à l’hôtel de ville ont également réagi à l’enquête. Rachida Dati, maire du 7e arrondissement et tête de liste LR-Modem, a dénoncé une « omerta » ainsi que des « dysfonctionnements systémiques » à la Ville de Paris, et a réclamé une enquête globale sur l’ensemble du périscolaire parisien.
Emmanuel Grégoire (PS), candidat de l’union de la gauche hors LFI et premier adjoint à la maire Anne Hidalgo entre 2018 et 2024, a exprimé son « choc » et sa « colère ». « Qui sont les responsables ? Pourquoi les alertes n’ont-elles jamais été suivies d’effet ? », s’est interrogée la candidate LFI Sophia Chikirou.
La candidate d’extrême droite Sarah Knafo (Reconquête) a pour sa part pointé sur CNews un « scandale », déplorant que des animateurs soient recrutés sans « aucune vérification ». L’enquête de « Cash investigation » est visionnable en replay sur France TV.