JO dhiver 2026 : La plus belle compétition universelle, senthousiasme Sarah Abitbol, ancienne






Interview de Sarah Abitbol

Sarah Abitbol, ancienne championne de patinage artistique, était l’invitée du 11h/13h sur Franceinfo, jeudi 5 février. Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.


France Télévisions : Vous êtes une des stars de l’équipe de France de patinage artistique

Sarah Abitbol, ancienne championne de patinage artistique : Oui, c’est magnifique, c’est la plus belle compétition au monde, c’est universel. Au niveau audience, on est à des milliards de téléspectateurs dans le monde entier. C’est une expérience incroyable.

Une sacrée pression pour les athlètes

Beaucoup de pression, oui ça c’est évident. Alors il faut arriver à se mettre dans sa bulle. C’est tous les quatre ans les Jeux Olympiques, c’est une pression supplémentaire. Je crois qu’un vrai champion, on le voit au moment où il est en forme à la minute M, à la seconde S. On se prépare pour ça pendant des années, depuis l’âge parfois de cinq ans, ça a été mon cas. C’est la plus belle compétition, beaucoup de pression, mais quand on est très bien préparé, on est dans sa bulle et tout ce qu’on veut, c’est patiner avec son cœur.

Retour sur les Jeux Olympiques de 2002

En 2002, vos Jeux Olympiques sont avortés avec cette rupture du tendon d’Achille en pleine préparation.

Pour nous, quand on est vraiment dans la compétition, c’est presque une question de vie ou de mort. Ça nous prend tellement toute notre vie, toute notre passion… Je n’arrivais pas à analyser la situation et je me demandais pourquoi ça m’arrivait. Pourquoi, le jour des Jeux Olympiques, à la veille de l’ouverture du programme court, j’ai eu une rupture du tendon d’Achille ? Et j’ai eu vraiment du mal à me relever de cette blessure. J’ai été quand même un an après championne de France et vice-championne d’Europe. J’allais à la patinoire avec mes béquilles pour faire des portées sur un pied, je n’avais pas le droit bien évidemment, mais j’avais en moi cette fougue et cette flamme de ne jamais arrêter et toujours croire en mes rêves. Mais il est vrai que ça a été très difficile pour moi d’analyser la situation et je pense que j’avais des flashs aussi qui me revenaient et voilà, je n’ai pas pu effectivement effectuer ce championnat olympique.

Sur le sexisme dans le sport

Dans un contexte très particulier qu’on a appris après, puisque vous avez été l’une des premières à libérer la parole, puis l’écoute d’ailleurs dans le « MeToo sport », ce qu’on a appelé comme ça. Quand vous avez entendu Gabriella Papadakis, qui fait de la danse sur glace, parler du sexisme ordinaire, vous vous êtes dit quoi ?

Oui, on a évolué. Il y avait des patineuses qui ont patiné notamment dans des spectacles ensemble. C’est vrai que ça a été un peu exceptionnel parce qu’elle a patiné avec une autre championne et elle veut vraiment que cette discipline, pourquoi pas, soit une nouvelle discipline dans le patinage artistique. Elle veut casser les codes. Les différents témoignages de Gabriella m’ont touchée très profondément et j’ai pu discuter avec elle la semaine dernière. C’était important pour moi et pour elle qu’on puisse parler de tout ce qu’elle a vécu et de la terrible souffrance aussi dans laquelle elle était. Aujourd’hui, elle se sent libérée et c’est très important pour sa santé mentale.

Retrouvez l’intégralité de l’interview dans la vidéo ci-dessus.



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