Lors de la dernière édition à Pékin en 2022, les biathlètes de l’équipe de France avaient apporté la moitié des 14 médailles du contingent tricolore, dont trois titres olympiques sur les cinq décrochés.
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L’équipe de France est-elle celle à battre ? « On ne va pas se cacher, on fait clairement partie des gros favoris », avait posé Stéphane Bouthiaux, le patron du biathlon tricolore, en conférence de presse. Car le collectif tricolore peut prétendre à une médaille sur chacune des onze courses disputées aux Jeux de Milan Cortina, du 8 au 21 février.
Avec sept médailles dont trois en or lors des précédents Jeux à Pékin en 2022, les biathlètes tricolores, avec Quentin Fillon Maillet, double champion olympique (individuel et poursuite) en titre, et Justine Braisaz-Bouchet, médaillée d’or de la mass start, semblent armés pour monter sur toujours plus de podiums. Ils commenceront par défendre leur médaille d’argent acquise à Pékin sur le relais mixte, dimanche 8 février à 14h05, où seront alignés dans cet ordre Eric Perrot, Quentin Fillon Maillet, Lou Jeanmonnot et Julia Simon.
Depuis vingt ans et les Jeux de 2006, déjà en Italie – à Turin –, le biathlon est le plus gros pourvoyeur de médailles de la délégation française. Au cours des quatre dernières années, entre les gros globes de cristal de la Coupe du monde pour Quentin Fillon Maillet en 2022 et Julia Simon en 2023, et les razzias historiques aux Mondiaux de Nove Mesto (2024) et Lenzerheide (2025), avec 13 médailles dont six titres sur ces deux éditions, la France s’impose comme une des nations fortes.
Parce que les deux leaders de la Coupe du monde sont Français
Si 2025-2026 est une saison olympique, la Coupe du monde a animé les derniers mois. Alors que les deux tiers des étapes sont déjà passées, les leaders du classement général sont Français. Lou Jeanmonnot chez les femmes et Eric Perrot chez les hommes portent tous les deux le dossard jaune, les plaçant aux avant-postes pour remporter, en fin de saison, le gros globe de cristal.
Les deux biathlètes, âgés de 27 et 24 ans, sont logiquement aussi leaders de leur équipe et ont cochées la quinzaine olympique pour briller. Lou Jeanmonnot vit ses premiers Jeux tandis qu’Eric Perrot était de ceux à Pékin, mais dans un costume de remplaçant, qui ne lui a pas donné l’occasion de courir en 2022. Ils vont ainsi miser sur leur fraîcheur, leur envie et leur incroyable régularité depuis le début de la saison : sept podiums dont trois victoires sur 14 courses pour la biathlète franc-comtoise, et six podiums dont trois victoires pour son homologue masculin, qui s’est offert le luxe de ne pas sortir du top 10 sur les 14 courses disputées.
Parce que l’équipe de France n’a jamais été aussi compétitive
Derrière Lou Jeanmonnot et Eric Perrot, le reste du clan tricolore n’est pas en reste. Quatre autres biathlètes sont dans le top 12 du classement général de la Coupe du monde. Camille Bened (8e), Justine Braisaz-Bouchet (9e), Océane Michelon (11e) et Julia Simon (12e) sont toutes montées au moins une fois sur le podium depuis le début de la saison, mais il n’y a que quatre places sur chacune des courses.
Chez les hommes, les quatre titulaires semblent indiscutables : Eric Perrot, Quentin Fillon Maillet, Emilien Jacquelin et Fabien Claude forment un quatuor solide depuis plusieurs saisons en Coupe du monde. Ils ont l’expérience des grands rendez-vous et l’envie d’enfin décrocher le titre olympique en relais par genre, que la France n’a jamais réussi à accrocher à son palmarès. D’autant que « QFM » a deux titres olympiques à défendre et Emilien Jacquelin rêve aussi d’un podium en individuel pour sa troisième participation aux JO.
Parce qu’ils sont presque à la maison
À peine 700 kilomètres séparent le stade de biathlon d’Antholz-Anterselva de Prémanon (Jura), centre névralgique du biathlon français. Si la frontière autrichienne est à deux pas, celle avec les Alpes françaises est accessible en quelques heures de voiture. L’équipe de France va donc courir presque à la maison en Italie, sur un site qu’elle connaît très bien, puisque c’est une étape permanente sur la Coupe du monde, un circuit sur lequel ils ont travaillé en amont, notamment lors d’un stage en septembre. Loin de l’inconnu, donc, des Jeux de Pyeongchang en 2018 ou de ceux de Pékin il y a quatre ans.
Les spectateurs français aussi ont prévu de faire le déplacement en masse pour encourager les biathlètes. Beaucoup ont goûté à l’étape du Grand-Bornand en décembre, une répétition générale avant l’apothéose des Jeux, comme le confiait à franceinfo: sport Thomas, qui se rendra en Italie pour les sprints et les poursuites. « C’est comme un budget ‘vacances au ski’ pour quatre jours seulement, mais quatre jours de folie sur un site mythique », s’enthousiasmait-il dès décembre.
Les Français pourront aussi compter sur leurs proches, comme ceux de Lou Jeanmonnot, venus en très grand nombre et à toute la quinzaine pour les encourager. « Ils sont tellement motivés que je pense que s’il avait fallu, ils auraient pu traverser la moitié de la planète », plaisantait-elle en début de saison.
Parce qu’elle peut compter sur des remplaçants de très haut niveau
Si le quatuor titulaire du côté des hommes semble acté, ces derniers peuvent compter sur deux remplaçants de choix : Oscar Lombardot et Emilien Claude en 5e et 6e hommes. Le premier est 20e au classement de la Coupe du monde, quatre places seulement derrière Fabien Claude. Le deuxième, ralenti par une opération d’une hernie discale en début de saison et un Covid en décembre, reste sur deux 6e places à Nove Mesto, dernière étape avant la Coupe du monde.
Chez les Bleues en revanche, il reste des places à prendre. Lou Jeanmonnot, Julia Simon et Justine Braisaz-Bouchet sont indéboulonnables comme titulaires et participeront à toutes les courses en individuel. Mais la densité est considérable, avec Camille Bened classée 8e au classement de la Coupe du monde, Océane Michelon
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