Procès en appel de Marine Le Pen : Lexécution provisoire était injustifiée, défend son






Procès de Marine Le Pen : Plaidoiries et enjeux

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Marine Le Pen, au palais de justice de Paris, le 11 février 2026. (ALEXIS SCIARD / MAXPPP)
Marine Le Pen, au palais de justice de Paris, le 11 février 2026.
(ALEXIS SCIARD / MAXPPP)

Le deuxième procès dans l’affaire des assistants parlementaires européens du Front National, déterminant pour l’avenir politique de la cheffe de file du RN, s’achève mercredi par les plaidoiries de la défense. La décision sera mise en délibéré.

Ce qu’il faut savoir

Après quatre semaines, le procès en appel des assistants parlementaires européens du FN touche à sa fin. Les plaidoiries des deux avocats de Marine Le Pen ont commencé, mercredi 11 février à 13h30, devant la cour d’appel de Paris. Après Sandra Chirac Kollarik, c’est au tour de Rodolphe Bosselut de prendre la parole. Ils vont demander la relaxe de l’ex-présidente du Rassemblement National (RN), anciennement Front National (FN), mais espèrent surtout atténuer la condamnation de Marine Le Pen prononcée en première instance. Pour débuter sa plaidoirie, l’avocat a mis en avant la dimension « extraordinaire » de l’affaire, déclarant : « Non, ce n’est pas un dossier ordinaire, et ce qui le fait échapper à l’ordre commun, c’est l’exécution provisoire prononcée en première instance qui, je le dis, c’est mon opinion personnelle bien sûr, n’avait aucune raison de l’être. » Suivez notre direct.

  • Marine Le Pen « ne s’est jamais dérobée », défend son avocate. Sandra Chirac Kollarik, l’une des deux avocates de la cheffe de file des députés RN, a plaidé pendant près de deux heures. « Ce qu’elle a dit et ce qu’elle a fait, elle ne renie pas. Mais si ce qu’elle a fait à l’époque est un délit, elle n’en avait pas conscience. » Marine Le Pen « ne s’est jamais dérobée, jamais, jamais », a-t-elle insisté.
  • « Tout a été fait de manière transparente », plaide l’avocat du RN. Avant la suspension de séance, David Dassa-Le Deist, l’avocat du RN, a plaidé devant la cour d’appel de Paris. « Madame Le Pen a toujours répondu aux demandes qui étaient faites, tout a été fait de manière transparente », a-t-il défendu.
  • Condamnation générale réclamée par le parquet général. Lors de ses réquisitions, le 3 février, le parquet a réclamé quatre ans de prison dont un ferme contre Marine Le Pen, demandant à la cour d’appel de condamner à nouveau tous les prévenus. Il a également requis contre l’ancienne présidente du FN, qui espère encore se présenter à la prochaine élection présidentielle, 100.000 euros d’amende et une peine d’inéligibilité de cinq ans, sans exécution immédiate, contrairement à la peine prononcée lors de sa première condamnation.
  • La possibilité d’être à nouveau candidate à l’Élysée très incertaine. Après les réquisitions, l’ancienne présidente du parti d’extrême droite a vu son horizon politique s’assombrir. Plusieurs scénarios se dessinent. Marine Le Pen a prévenu en novembre qu’elle ne se présenterait « évidemment pas » à la présidentielle si sa peine était confirmée en appel.
  • Jugée à nouveau pour « détournement de fonds publics ». Il est reproché à Marine Le Pen, jugée pour « détournement de fonds publics » et complicité de ce délit, ainsi qu’à dix de ses cadres, d’avoir embauché de 2004 à 2016 des assistants parlementaires pour leurs eurodéputés, payés par le Parlement européen, mais dont les tâches étaient uniquement au bénéfice du parti d’extrême droite, alors qu’il s’appelait encore Front National.

Développements récents

L’audience a repris au procès en appel de Marine Le Pen, avec la plaidoirie de son avocat Rodolphe Bosselut, qui commence par mettre en avant la dimension « extraordinaire » de l’affaire. « Non, ce n’est pas un dossier ordinaire, et ce qui le fait échapper à l’ordre commun, c’est l’exécution provisoire prononcée en première instance, et qui, je le dis – c’est mon opinion personnelle bien sûr – n’avait aucune raison d’être. » Il a à plusieurs reprises affirmé qu’il y a une impossibilité absolue que les faits de la poursuite puissent relever du détournement de fonds publics.

En résumé, sur les enjeux politiques liés à cette affaire, Marine Le Pen doit faire face à des accusations qui pourraient compromettre son avenir politique, alors qu’elle envisage une candidature pour un nouveau mandat présidentiel.



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