Les ministres ukrainiens des Sports et des Affaires étrangères n’assisteront à aucune épreuve des Jeux paralympiques 2026 pour protester contre l’autorisation donnée à des athlètes russes et biélorusses d’y participer avec leurs drapeaux nationaux.
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(MOHD RASFAN / AFP)
Déjà échaudées par la décision du Comité International olympique (CIO) de disqualifier leur skeletoneur Vladyslav Heraskevych en raison de son casque mémorial, les autorités ukrainiennes fustigent désormais la décision du Comité international paralympique (CIP) d’autoriser les athlètes russes et biélorusses à participer aux Jeux paralympiques 2026 sous leurs drapeaux. Le ministre ukrainien des Sports, Matvii Bidny, a donc annoncé, mercredi 18 février, que les responsables ukrainiens ne seront présents à aucun des événements officiels.
Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrii Sybiga, a de son côté affirmé avoir donné pour instruction à ses ambassadeurs d’encourager d’autres pays à faire de même. Le commissaire européen à la Jeunesse et aux Sports, Glenn Micallef, qui devait représenter l’UE à la cérémonie d’ouverture, a également annoncé qu’il ne s’y rendrait pas pour cette raison.
La décision du CIP de permettre à six sportifs russes et quatre biélorusses de prendre part aux Jeux paralympiques 2026 (6-15 mars) met fin à l’exclusion de la Russie et de la Biélorussie, deux pays bannis après l’invasion massive de l’Ukraine déclenchée par Moscou en février 2022 avec le soutien de Minsk.
« Les drapeaux de la Russie et de la Biélorussie n’ont pas leur place dans les événements sportifs internationaux qui prônent l’équité, l’intégrité et le respect. Ce sont les drapeaux de régimes qui ont fait du sport un outil de guerre, de mensonge et de mépris », a déclaré Matvii Bidny mercredi. Il a déploré une décision « scandaleuse » qui « donne une voix à la propagande de guerre ».
« En Russie, le sport paralympique est devenu un pilier pour ceux que Vladimir Poutine a envoyés en Ukraine pour tuer – et qui sont revenus d’Ukraine avec des blessures et des handicaps », a-t-il noté.
Le skeletoneur ukrainien Vladyslav Heraskevych a néanmoins dit craindre mercredi que la décision du CIP ne rende à l’avenir possible la participation d’anciens soldats russes blessés sur le front et devenus athlètes paralympiques.