Alors qu’Ukrainiens et Américains se retrouvent une nouvelle fois à Genève en vue de la poursuite des négociations de paix en Ukraine avec la Russie, Guillaume Ancel, ancien officier, exprime ses doutes quant à l’issue des discussions sur franceinfo.
« Tant que Vladimir Poutine sera au pouvoir, il n’y aura pas de paix durable en Europe », prévient l’ancien officier Guillaume Ancel, dans le Talk de franceinfo le jeudi 26 février. Après plus de quatre ans de guerre en Ukraine, les émissaires ukrainiens et américains se sont réunis pour de nouvelles discussions trilatérales avec la Russie afin de mettre fin au conflit.
« J’aurais presque plus peur d’un mauvais accord de fin de guerre », poursuit-il, parce qu’il y a beaucoup d’Européens qui s’empresseront de se dire soulagés, comme d’ailleurs une partie des Ukrainiens…
Évidemment, au moment où l’on annonce que les combats s’arrêtent, tout le monde est soulagé ! C’est un phénomène naturel. La difficulté, c’est le jour d’après…
Guillaume Ancelà franceinfo
« Il faudra que les Européens déploient une force très importante militaire pour garantir cet accord sur le sol ukrainien, » souligne-t-il. Sinon, il n’y a pas de garantie de sécurité et il faudra qu’ils apprennent à se défendre contre une action que pourrait mener la Russie très vite. Aujourd’hui, l’Europe, sans les Américains, ne sait pas se défendre assez rapidement parce que ses armées ne sont pas assez coordonnées, que la logistique n’est pas à un niveau suffisant. »
« Le scénario sur lequel planche l’Otan depuis deux ans et qui fait un peu froid dans le dos, » abonde l’ancien militaire, c’est que si les Russes constituaient un nouveau corps expéditionnaire de 100.000 hommes, ce dont ils sont parfaitement capables de faire militairement, et qu’ils envahissaient un des pays baltes, si nous n’avons pas l’alerte du système américain, il faudrait plus d’un mois aux pays européens pour envoyer une force pour les contrer. »