Publié le 28/02/2026 à 08:49. Mis à jour le 28/02/2026 à 20:00.
Le chef de l’État a déclaré que la France « n’a été ni prévenue ni impliquée », alors que Washington et l’État hébreu ont lancé des frappes surprises sur l’Iran samedi. Téhéran a riposté et de nombreux pays du Moyen-Orient ont été visés par des missiles.
Ce qu’il faut savoir
Le président Emmanuel Macron a affirmé, samedi 28 février, que la France « n’a été ni prévenue ni impliquée » dans les frappes américaines et israéliennes du jour en Iran. Il a appelé de ses vœux que « le travail diplomatique reprenne ses droits ». « Nul ne peut penser que la question du nucléaire iranien se résoudra simplement par des frappes », a poursuivi le chef de l’État. Cette prise de parole est intervenue depuis l’Elysée, en ouverture, à 18 heures, d’un conseil de défense sur la situation dans la région.
- Appel à évacuer Téhéran. Le gouvernement iranien appelle les habitants de la capitale à quitter la ville, selon des SMS reçus sur les téléphones, rapporte l’AFP. Tel-Aviv a, de son côté, annoncé en milieu d’après-midi de nouvelles frappes, cette fois contre « des lanceurs de missiles en Iran afin de déjouer la menace qui pèse sur l’État d’Israël ».
- Une explosion à Dubaï. Des témoins affirment à l’AFP avoir entendu une explosion et vu une colonne de fumée s’élever de The Palm, l’emblématique île artificielle de la ville des Émirats arabes unis. Les autorités de Dubaï ont seulement évoqué un incendie, désormais maîtrisé, tout en faisant état de quatre personnes blessées et hospitalisées.
- Plusieurs réunions de hauts responsables iraniens à Téhéran visées. L’armée israélienne a annoncé avoir visé dans la matinée plusieurs réunions de dirigeants à Téhéran, lors de son attaque surprise. Le guide suprême iranien est vivant « pour autant que je sache », a affirmé samedi sur la chaîne NBC son ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. « Tous les hauts responsables sont en vie », a-t-il poursuivi.
Réactions
Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a déclaré : « Le monde sait que le peuple israélien est vivant » et a exhorté le peuple iranien à ne pas rater cette occasion de se libérer, affirmant que « cette aide que vous avez espéré est arrivée ». Nétanyahou a également mentionné que l’opération commence pour mettre fin à la menace iranienne, ayant détruit « la résidence du tyran Khamenei ».
En parallèle, le Kremlin a condamné les frappes, qualifiant l’attaque militaire non provoquée des États-Unis et d’Israël sur l’Iran de violation des principes et normes du droit international. Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, a également souligné les dangers des attaques aveugles du régime iranien, qui pourraient entraîner la région dans une guerre plus large.
Selon le Pentagone, la riposte iranienne n’a causé « aucune victime » et des « dégâts minimes » sur les bases américaines dans le Golfe. Cette opération, dénommée « Fureur épique », impliquerait la plus grande concentration régionale de puissance de feu militaire américaine depuis une génération.
De plus, un magazine américain a révélé que des millions d’Iraniens avaient reçu des notifications sur leur téléphone après les frappes, promettant une amnistie s’ils se rendaient aux Israéliens. Parmi les messages, on pouvait lire : « L’heure de la vengeance a sonné ».
Pendant ce temps, dans le métro de Tel-Aviv, les habitants poursuivent leur quotidien, avec des journalistes rapportant des scènes de yoga, une illustration de la résilience face à la crise.