Ça ne peut être que Curtis : Christophe Ellul admet que son chien est responsable des morsures






Le procès de Christophe Ellul

Lors du procès du 4 mars 2026 à Soissons, le prévenu, Christophe Ellul, accusé d’homicide involontaire par l’agression de son chien, a confronté les résultats sur la taille des mâchoires de l’animal ayant causé la mort de sa compagne, Elisa Pilarski. Reconnaissant que son chien Curtis était bien l’auteur des morsures mortelles, il a exprimé des remords et a cherché la vérité pour la famille de la victime, ainsi que pour son futur enfant.

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Christophe Ellul, ex-compagnon d'Elisa Pilarski, avec son avocat, à son procès à Soissons.
Christophe Ellul (à gauche), ex-compagnon d’Elisa Pilarski, avec son avocat, à son procès à Soissons (Aisne), le 3 mars 2026. (FRANCOIS LO PRESTI / AFP)

« J’ai pu aller jusqu’à la vérité. » Au tribunal, six ans après la mort tragique d’Elisa, retrouvée dévorée dans une forêt de l’Aisne, Ellul était confronté à des preuves accablantes. Il avait initialement demandé des preuves quant à l’implication de Curtis, mais a finalement reconnu sa culpabilité, ébranlé par les résultats d’expertises vétérinaires.

Des mesures précises des mâchoires ont été prises à trois endroits différents, confirmant la compatibilité entre la taille des mâchoires de Curtis et la nature des blessures subies par Elisa. Christophe Ellul, dans un moment de désespoir, a déclaré : « Excusez-moi d’en avoir douté, Curtis, il n’était jamais comme ça. »

La procureure a ensuite rappelé que toutes les blessures observées sur Elisa étaient inférieures à 3,6 cm, ce qui correspondait exactement à la taille de la mâchoire de Curtis. Les mâchoires des chiens de la chasse à courre, présentes dans la même région, mesurent environ 4,4 cm. Ce détail a par la suite été utilisé pour poser des questions cruciales sur la responsabilité de Christophe Ellul.

Le tribunal a également examiné les inquiétudes soulevées par des témoins au sujet de Curtis. D’un côté, Ellul a tenté d’affirmer que son chien n’était pas dangereux, poursuivant l’idée d’une attaque orchestrée par une meute de chiens. Cependant, les preuves avaient démontré que cette hypothèse était infondée.

La présidente du tribunal, Armelle Radiguet, a insisté sur le fait que la sécurité des humains était primordiale : « C’est à l’être humain de se protéger. » Christophe Ellul se battait contre les accusations d’avoir négligé sa responsabilité de garder un chien potentiellement dangereux, particulièrement en présence d’une femme enceinte.

Les liens émotionnels et les réactions d’Ellul se sont intensifiés au fur et à mesure des révélations. Deux jours après la mort d’Elisa, Curtis avait mordu un bénévole, et la présidente a souligné que c’était cette situation qui posait la question du comportement du chien.

Finalement, la procureure a déclaré : « Votre chien, il n’est pas agressif, il est dangereux ! Parce que quand il joue, il mord. » Ellul, en larmes, a tenté de se défendre en affirmant que jusqu’à présent, son chien ne lui avait jamais causé de problèmes.



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