Des passages piétons sur le périphérique : les écologistes souhaitent le convertir en boulevard





Transformation du périphérique parisien en boulevard urbain

Les écologistes ont présenté ce mercredi leur projet de transformation du périphérique en boulevard urbain lors d’un point presse. Rassemblés derrière le candidat socialiste Emmanuel Grégoire, ils souhaitent améliorer la vie des 500.000 riverains qui vivent à ses abords.

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« Notre objectif, c’est qu’à la fin de mandature, le périphérique change de morphologie et devienne un boulevard urbain », a expliqué David Belliard, chef de file des écologistes parisiens, et numéro trois de la liste menée par Emmanuel Grégoire lors d’un point presse en bordure de l’axe routier.

Si la liste est élue, il souhaite en faire un « lieu de vie », ce qui suppose à terme de casser une partie et de réduire le nombre de voies, ceci afin d’améliorer l’environnement des quelque 500.000 riverains qui y vivent de part et d’autre.

« Qui dit boulevard urbain dit installation d’un passage piéton. Ça change tout car le périphérique est une boucle autoroutière, et à partir du moment où on la casse, ça n’est plus le même modèle », a détaillé l’actuel adjoint d’Anne Hidalgo à la transformation de l’espace public.

Ce premier passage piéton serait installé porte de Gentilly, entre la ville et la cité internationale universitaire, actuellement reliées par une passerelle surélevée.

Si l’équipe d’Emmanuel Grégoire est élue, elle terminera l’aménagement de la voie dédiée au co-voiturage en l’étendant à l’ensemble du périphérique, pour un budget d’environ 7 millions d’euros, déjà voté au Conseil de Paris, a indiqué David Belliard. Le coût global de cette transformation est estimé entre 10 et 15 millions d’euros.

Il a également cité le projet de transformation de l’échangeur de Bagnolet (est), l’un des axes les plus pollués d’Europe, ainsi que de la porte d’Orléans (sud).

Dans ce projet, il est prévu d’abaisser la vitesse à 30 km/h dans certains secteurs. Depuis sa réduction à 50 km/h en octobre 2024, les nuisances sonores « ont été divisées par deux, notamment la nuit », a fait valoir Dan Lert, élu et adjoint au climat, qui voit dans le périphérique un « scandale sanitaire ». La baisse de la vitesse a aussi eu des résultats « significatifs » sur la qualité de l’air, selon Airparif.

Rachida Dati, candidate LR et MoDem à la mairie de Paris, qui avait vivement contesté, comme la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse, la décision d’Anne Hidalgo de passer à 50 km/h, veut rétablir la vitesse initiale après la pose de revêtements phoniques.



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