Le duo d’acteurs forme une fine équipe dans cette enquête pleine de suspense, de drôlerie et de cinéma.
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Le réalisateur du Mystère Henri Pick (2019) et de Un coup de maître (2023) revient avec un 8e long-métrage dans lequel il raconte l’histoire d’un couple en bout de course qui va retrouver son souffle en se lançant dans une enquête policière. Le Crime du 3e étage sort dans les salles le 11 mars 2026.
Colette (Laetitia Casta), professeure de cinéma, et son mari François (Gilles Lellouche), auteur de polars historiques à l’eau de rose, forment un couple en panne d’inspiration. Comme Belmondo dans Le Magnifique, l’écrivain (ici en version roman de cape et d’épée) se met en scène comme un héros. Mais dans la vraie vie, il se laisse aller, et les intrigues de ses livres – souvent inspirées par la vie qu’il fantasme avec sa femme – ont perdu de leur superbe, lui reproche son éditrice.
Leur voisin du 3e étage, Yann Kerbec (Guillaume Gallienne), un mauvais comédien de théâtre jouant Hamlet devant des salles vides, les invite à venir voir son spectacle. Colette, qui l’observe depuis sa fenêtre, croit un jour voir cet inquiétant personnage tuer son épouse malentendante. D’abord réticent à adhérer aux théories de Colette, François se laisse finalement prendre au jeu de cette enquête, qui s’avère plus dangereuse qu’ils ne l’avaient imaginé. Cet événement et ceux qui suivent, vont leur offrir de quoi redonner du piment à leur vie.
Car derrière l’intrigue policière, c’est aussi une histoire de reconquête amoureuse qui est ici racontée. « Si finalement François décide de suivre Colette dans son enquête rocambolesque, c’est surtout pour qu’elle le regarde à nouveau », explique le réalisateur.
Rémi Bezançon profite de son intrigue et de cette histoire de reconquête amoureuse pour rendre un hommage appuyé à un grand maître du suspense. Le personnage de Colette est une spécialiste admirative obsessionnelle d’Hitchcock, et c’est en observant ses voisins depuis sa fenêtre, comme James Stewart et Grace Kelly dans Fenêtre sur cour, qu’elle se lance dans cette enquête. Le réalisateur s’amuse à transposer la trame de ce chef-d’œuvre cinématographique dans une comédie burlesque. Le réalisateur distille citations et clins d’œil, s’amuse avec les codes du genre dans la mise en scène, les décors, les accessoires, la musique.
« Au-delà de l’enquête et de la reconquête, ce film est aussi une déclaration d’amour au cinéma. Il est parsemé de références ludiques à des réalisateurs que j’admire, des clins d’œil qui feront sourire les spectateurs cinéphiles… Il y a également quelques allusions à mes propres films, que j’ai toujours imaginés comme un grand jeu de piste », explique Rémi Bezançon.