Aux Jeux paralympiques de Milan-Cortina, Aurélie Richard a déjà remporté l’argent en descente, en super G et en combiné ainsi que le bronze en slalom géant. Un très beau palmarès pour la benjamine de la délégation française qui n’a pas laissé son handicap et ses blessures l’arrêter.
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Un parcours passionné
Aurélie Richard le dit simplement : sa passion, c’est le ski et elle n’en a pas d’autres. Elle le confie avec le sourire dans le podcast Tribune et Podium : « Mon sport, c’est celui qui me permet d’être libre, c’est lui que j’adore, parce qu’il y a de la vitesse, il y a de l’adrénaline et puis on est au milieu de la montagne, donc je profite aussi des beaux paysages et puis avec les copains, c’est cool. »
Des débuts prometteurs
Aurélie Richard grandit à Ceillac, un village de 270 habitants dans les Hautes-Alpes qui compte une quinzaine de pistes de ski. Sa préférée : la piste Saint-Anne, pas la plus difficile, c’est une bleue, mais elle l’a beaucoup descendue. Aurélie Richard a deux ans et demi quand elle monte sur des skis pour la première fois et, dans la foulée, elle entre au club local, un lieu qui lui procure une joie immense comme en témoigne une vidéo trouvée sur le site de l’association « Les amis de Ceillac ».
« Sur Ceillac, on est un petit groupe de jeunes, on s’entend très bien depuis qu’on est tout petits. Donc on a commencé le ski quasiment tous en même temps, on s’entendait super bien donc on avait envie d’aller tous les jours au club pour voir les copains. Et forcément, quand on a envie d’y aller, on progresse quand même assez vite, parce que quand il y a une bonne ambiance, forcément le ski derrière ça va bien. »
Défis et habitudes
Aurélie Richard se souvient de sa première compétition, elle était encore enfant, et face à tous les ski-clubs du coin, c’est elle qui remporte les bonbons et la coupe. Elle ne skie qu’avec un bâton, il lui manque l’avant-bras gauche, elle est née comme ça, cela s’appelle une agénésie. À la place, elle porte une prothèse en forme de gros poing.
Petite, elle s’entraîne avec les valides et notamment son frère jumeau. À la maison, Aurélie ne reçoit pas de traitement particulier de la part de ses parents qui n’ont « pas fait cas de son handicap » et l’ont « laissée vivre. Si elle avait besoin d’aide, c’était elle qui le demandait, mais on ne l’a pas forcément assistée », explique Jean-Yves, son père. Pour la skieuse, sa prothèse n’a jamais été un frein. « Elle est très à l’aise avec et sans sa prothèse. Elle ne dit jamais non, même pour l’escalade, si jamais on dit qu’elle ne pourrait pas le faire, elle le fait
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