Dans « Les Experts Cinéma » cette semaine, Matteu Maestracci évoque les films « Planètes » de Momoko Seto et « Le crime du 3ème étage » de Rémi Bezançon.
Imaginé par la Franco-japonaise Momoko Seto, réalisatrice au CNRS, Planètes est une vraie prouesse esthétique et sonore qui ne s’appuie sur aucune voix, ni dialogue ni commentaire. Le film raconte les aventures de 4 akènes de pissenlit, ces petites graines qui se détachent quand on souffle dessus.
Certes, il fallait y penser, l’idée est assez formidable : nos 4 végétaux survivent à des chutes de météorites sur Terre et vont dériver dans le cosmos à la recherche d’un sol accueillant et viable pour s’installer et se reproduire. Tourné dans de vrais décors naturels, de la Bretagne au Japon, avec plusieurs animaux ou insectes filmés en prises de vues réelles et grâce à des technologies différentes, Planètes est aussi une manière – forcément très originale – de raconter les menaces qui pèsent sur notre environnement.
On espère que Planètes va séduire le plus grand nombre : adultes, enfants, scolaires ou familles. Et on lui souhaite, pourquoi pas, le même succès que le film d’animation Flow, fable écolo autour d’un chat, du letton Gints Zilbalodis, sorti en 2024, salué par 750.000 spectateurs en France et un Oscar, entre autres.
Une comédie aux allures de polar, avec Laetitia Casta et Gilles Lellouche. Avec aussi Guillaume Gallienne, dans le rôle d’un comédien de théâtre que notre couple – qui vit dans l’immeuble d’en face – va soupçonner d’avoir tué sa femme après une violente dispute.
Soit (peu ou prou) le même synopsis que le chef-d’œuvre Fenêtre sur cour d’Alfred Hitchcock. Ce qui est tout sauf anodin car le maître du suspense est régulièrement cité dans le film, souvent d’ailleurs de manière totalement directe, avec une surprise (que nous ne révélerons pas ici).
Comédie joyeuse mais qui fait aussi un peu frissonner, fraîche, sans prétention et charmante, avec une Laetitia Casta qui se régale dans un registre comique et un apparent vrai lâcher-prise dans son jeu depuis quelques films. Le crime du troisième étage est un divertissement printanier idéal.